Simulation, bataille de Pleso, 18 novembre 1941

Simulation, bataille de Pleso, 18 novembre 1941

Actualités mondiales & françaises


(Reconstitution historique)


Ordres de mission

Situation de départ

Réflexions de départ

Cette bataille fut le début du repli définitif allemand dans ce secteur. On peut donc s'attendre à une grande difficulté, malgré les renforts reçus et les estimations par notre renseignement, d'une certaine passivité ennemie.

Le terrain est verglacé.

On nous demande de conserver, jusqu'à demain soir, au moins la moitié de nos troupes et de conserver au moins la moitié des objectifs désignés par notre GQG : ne pas perdre davantage que Kostrino.

Côté ennemi, on sait qu'il veut surtout prendre Kostrino.

Du côté du ravitaillement, l'unité 2./1 tr eng mise à part car elle n'a pas de stock, nous avons tout ce qu'il nous faut. Le nombre de troupes est en revanche encore plus faible que les des premières batailles, il n'y a même pas de quoi mener des rotations, et il y a seulement quelques canons en réserve. Inutile de penser mener des combats, nous devons surtout utiliser nos canons pour pilonner l'ennemi quand il progresse à découvert pour s'approcher de nos lignes. En effet, nous n'allons pas reproduire l'erreur du 13 novembre : aucun combat ne peut avoir lieu durablement dans les forêts. Vu le terrain forestier, nous n'avons plus qu'à nous redéployer là où l'utilisation des canons sera possible. De plus, nous ne pouvons pas défendre Kostrino puisque cela signifierait de devoir défendre la route de Kostrino : c'est un bien trop long segment forestier à protéger. Nous nous replions immédiatement sur la lisière de forêt marquée par la ligne Meleginskaya Gorka - Novo-Andreevo - Romanovo et le ravin plus à l'ouest, où nos canons pourront être positionnés en retrait et sur des hauteurs pour pilonner les troupes ennemies sortant de la forêt. Cela implique de défendre sur les objectifs en eux-mêmes ou presque, ce que je n'aime pas, préférant défendre devant...

Cela aura pour effet de réduire la voilure : en limitant la superficie à défendre, la densité de nos troupes augmentera et les unités de support seront à proximité derrière, l'intention étant d'obtenir une défense la plus solide et la plus optimisée possible afin de maximiser le ratio de pertes en notre faveur.

Le problème immédiat est le désordre auquel nous allons faire face durant tout ce redéploiement, qui est un repli face à l'adversaire qui est sur nos talons. Bien sûr, il obtiendra tout de suite ce qu'il cherche : Kostrino. Peut-être perdra-t-il un peu de temps à y préparer des défenses, ce qui nous laisserait du temps précieux pour organiser notre redéploiement et notre nouvelle ligne défensive.

Notons aussi que nous avons peu d'artillerie. De manière générale, il ne faut pas s'attendre à pouvoir résister sérieusement. Simplement, dans cette défaite inévitable, nous tentons d'obtenir les meilleurs résultats avec le peu de moyens à notre disposition.

Etude initiale approfondie et premiers ordres (stratégie)

Nous redéployons toutes nos troupes. Au nord, nous y placerons les unités les plus faibles, l'ennemi ne devrait pas trop s'y aventurer. Au sud et près de Romanovo, nous y concentrons dès à présent les unités les plus fortes en les équipant de canons antichars et en support, nous déployons dans leurs arrières à Novo-Andreevo des unités de soutien sous la forme de canons de 105. Le ravin Romanovskoe à l'Est de Romanovo sera un futur saillant dans les lignes ennemies, qui permettra de ralentir son offensive.

Les unités en retraite, les plus proches de l'ennemi, ne sont pas dotées d'équipements lourds, afin de se désengager plus facilement des combats. La consigne est d'éviter les combats et de prendre place sur la nouvelle ligne défensive. Les unités à Kostrino sont les plus éloignées, elles pourraient être amenées à accepter un combat en profitant d'un terrain favorable, à découvert, dont la route au nord de la Syas a également été minée. Quelques mortiers et mitrailleuses leur sont confiées pour éventuellement tendre une embuscade à l'ennemi si possible.

La future ligne défensive avec, délimité avec des pointillés, le futur saillant pour ralentir l'ennemi :

L'ennemi ne perd pas de temps et nous attaque :

Toutefois, nous ne sommes pas effrayés, la situation correspond à ce que nous avions prévu : à l'ouest, il attaque avec peu d'effectifs et notre unité en retard n'a été dotée d'aucun équipements lourds afin de lui permettre de rejoindre au plus vite les positions défensives, qui sont elles-mêmes éloignées de l'ennemi.

Sur Kostrino, nous pourrons éventuellement attendre l'ennemi lorsqu'il sera à découvert pour lui causer quelques pertes, ou bien nous pourrons nous replier.

La difficulté est due au désordre du redéploiement.

Premières batailles, analyses tactiques à 6h

Romanovo : analyse tactique préalable

Ordres spécifiques : 2./1 tr eng doit se replier au plus vite sur Romanovo, 2./18 eng doit sans attendre se préparer à défendre la cote 56 à l'ouest. L'unité de commandement 1 tr eng doit bien sûr passer derrière nos positions.

6h, -5 °C, vent modéré, chutes de neige annoncées.

Nos forces se composent de 650 personnels, soutenus par 20 véhicules d'infanterie à roues et quelques canons de 37 mm.

L'nité 5./51 est en position. Les hommes s'affairent à creuser des tranchées pour établir la ligne défensive.

L'unité 1./18 recon avec ses Sdkfz 231 et 232 a atteint sa position et se camoufle. Quelques véhicules sont envoyés sur les chemins forestiers afin d'appuyer les troupes qui s'établiront plus au sud, sur la rive ouest de la Syas.

Les autres unités progressent selon le plan établi. L'infanterie s'efforce de rejoindre une ligne défensive ouest-est, au sud de Romanovo. Les canons de 37 mm sont positionnés en retrait, le long des légères hauteurs dominant les rives de la Syas, dans le but de couvrir l'accès sud au village. L'infanterie prendra aussi position sur la cote 41, en terrain découvert, car les mauvaises conditions de visibilité risquent de favoriser les mouvements furtifs de l’ennemi par là. Nous n'entendons pas laisser la moindre faille dans notre dispositif défensif.

L'idée globale est de contenir toute tentative d’offensive ennemie tout en consolidant progressivement notre ligne défensive.

Romanovo : compte-rendu d'après-bataille

Les événements se sont déroulés comme prévu, bien que le contexte puisse donner à cet optimisme une allure paradoxale. Notre retrait s’est effectué à un rythme supérieur à l’avance prudente de l’ennemi. Ce repli maîtrisé nous a offert l'avantage crucial qui était attendu : gagner du temps pour organiser et fortifier notre ligne défensive tout en ne faisant face qu'aux éléments les plus avancés de l’ennemi, encore peu puissants et en infériorité numérique.

L'unité 2./1 tr eng a traversé sans encombre la Syas gelée, motivée par la proximité de l’ennemi.

Cependant, tout ne fut pas sans incident. Un véhicule d'infanterie s'est renversé, obstruant le passage pour l'autre Sdkfz qui le suivait. Seul un véhicule a pu rejoindre sa position prévue sur un chemin forestier pour soutenir l’infanterie à l’ouest.

Après environ 30 minutes, des éclaireurs ennemis sont arrivés au contact de nos positions à l’ouest de la route longeant la Syas. Leur insistance a coûté la vie à trois de nos hommes. Suspectant une force plus importante qu’une simple reconnaissance, j’ai ordonné le redéploiement de 40 hommes depuis l’est du ravin Romanovskoe, opérant un transfert successifs d’unités vers l’ouest.

Le déplacement des troupes ne s’est pas déroulé sans difficulté : le chef de la 7./51, craignant l’insuffisance de l’épaisseur de glace, a ordonné un détour de 2 km. Résultat : seuls six hommes ont franchi directement la Syas, et le redéploiement du reste des effectifs a été considérablement ralenti. Cependant, l'ennemi, peu insistant dans ce secteur, a ainsi confirmé qu'il ne s'agissait que d'une reconnaissance, le retard n'a donc eu aucune conséquence.

L’ennemi a démontré plus d’audace que notre 7./51, il tenta de s'infiltrer en passant sur la Syas gelée dans l’espoir d’échapper à notre détection. Mal lui en a pris : il a été accueilli par des tirs bien coordonnés. Plus tard, des mouvements à l’est ont été observés, l’ennemi concentrait ses forces sur la cote 55.1, probablement en vue d’une percée ou d’un regroupement pour une attaque à venir. Cela nous arracha un sourire amer à l’idée que les effectifs de la 7./51 pourraient devoir reprendre la route vers l’est. Néanmoins, l’ennemi ne tenta ni attaque ni escarmouche.

Bilan des pertes : sur un total de 658 personnels, nous déplorons 4 tués et 4 blessés graves, soit un total de 8 pertes. Nous estimons que l'ennemi était fort de plus de 200 personnels, nous comptons près de nos positions défensives une vingtaine de cadavres, prenons en charge autant de blessés graves et faisons une dizaine de blessés, soit un total d'une cinquantaine de pertes environ et un ratio de 6 en notre faveur.

Si ce ratio pouvait se maintenir, l’avenir de cette bataille semblerait moins incertain.

Les véhicules n'ont eu aucune utilité, l'ennemi n'ayant pas approché l'ouest. Nous allons tenter de remettre sur ses roues le Sdkfz qui a dérapé dans une de nos tranchées.

Nord de Kostrino : analyse tactique préalable

2./1 tr eng va nous être utile une seconde fois près de la cote 55.1 où l'ennemi a semblé hésiter à maintenir une présence.

Ordres spécifiques : tenter de faire une embuscade au nord pour obtenir le meilleur ratio de pertes possible. Ne pas défendre ni reprendre Kostrino (et encore moins Pleso), ne tenir qu'une petite superficie notamment au nord du champ de mines, se replier vers le nord en cas de difficultés. Tenter de nettoyer la cote 55.1 si possible.

7h, -3 °C, vent léger, il neige.

Nos troupes attendent l'ennemi au nord et au nord-ouest du champ de mines avec mortiers et mitrailleuses.

2./1 tr eng repart vers la cote 55.1. Nous aviserons ensuite s'il est préférable de défendre là ou renforcer les autres unités.

Nous avons une équipe d'observateur d'artillerie d'une batterie de 105, toutefois aucune communication radio n'est possible. Un estafette fait porter les coordonnées et les horaires de tir : le village de Kostrino devra être pilonné quand l'ennemi sera susceptible de l'avoir occupé.

Si la pression ennemie est forte, nous nous replierons, le but est d'obtenir de bons résultats par opportunisme et non de résister.

Nord de Kostrino : compte-rendu d'après-bataille

Les éléments avancés de l'ennemi furent rapidement au contact de notre embuscade au nord de Kostrino. Moins peureux que certains de nos chefs d'unités, ceux de l'ennemi faisaient franchir la Syas à l'ensemble de leurs personnels.

Nous repérâmes un blindé arrivant dans Kostrino, peu avant nos tirs d'artilleries (qui furent bien trop peu denses pour provoquer des dommages aux bâtiments dans lesquels l'ennemi pouvait se cacher).

Le blindé semblait être un T-26 lance-flamme. Lui-aussi franchit la Syas ! Nous l'attendîmes avec appréhension, mais il bifurqua vers le nord-est.

L'ennemi fit franchir toujours plus de troupes à travers la rivière gelée, et qui tombèrent dans notre champ de mines et sous les tirs d'obus de mortier et de mitrailleuses. Il cherchait surtout à contourner vers l'Est. A l'ouest aussi, au sud de la cote 55.1, où nous occupions les deux rives de la Syas en raison de problèmes de coordination avec 2./1 tr eng, il tenta une incursion, mais fut repoussé par cette unité.

Après plusieurs heures d'échange de feu distant, le blindé fit son retour par la route en rive nord de la Syas et fonça sur nos troupes, traversant le champ de mines antipersonnel. Au même moment, plusieurs blindés apparurent à Kostrino et se dirigèrent vers le lieu où nous avions monté notre défense.

Le T-26 lance-flamme s'approchant, nous hésitions à ordonner la retraite générale, quand nous primes conscience que ce char léger se dirigeait vers des tranchées abandonnées, creusées notamment sur la route, constituant un bon fossé anti-char. C'est ce qui se produisit : le char se retourna dans une tranchée, l'équipage n'ayant pas identifié l'obstacle. Les trois autres chars restaient à distance, bien que deux avaient franchi également la Syas.

L'ennemi insista, nous proposant de partir en cédant le territoire, tout en envoyant ses troupes faire pression sur les nôtres. Mais nous avions bien l'intention de partir sans livrer une bataille intensive, toutefois l'ennemi se mettait lui-même dans une situation plus défavorable que la nôtre en venant exercer une pression. Alors nous n'avions aucun intérêt à partir si rapidement, préférant profiter de la situation avantageuse.

La seule vraie difficulté fut les tirs d'artilleries, des observateurs ennemis réglaient des tirs précis sur nos positions défensives, qui par définition étaient immobiles, éliminant quelques dizaines de nos personnels. Mais l'ennemi fut à court de munitions.

L'ennemi finit par abandonner, se repliant un peu plus à l'Est.

Bilan des pertes : sur 340 personnels engagés, nous déplorons 25 tués, 30 blessés graves et 10 disparus (prisonniers ou blessés gravement ayant été oubliés ou abandonnés sur le terrain perdu), soit un total de 65 pertes. Côté adverse, nous estimons que l'ennemi avait déployé près de 700 personnels, nous pensons avoir éliminé 85 soldats, blessé gravement 50 autres et nous faisons 35 prisonniers, soit un total de 170 pertes et un ratio de 2.7 en notre faveur. L'ennemi perd aussi un char KhT-26, et un de ses membres d'équipage sur ses 3 chars légers T-26 a été blessé par les éclats du blindage endommagé par une balle.

Batailles lancées à 6h J0 : réflexions à 9h J0

Pour le moment, les choses se passent comme prévu, toutefois l'ennemi est très offensif, il faut espérer qu'il s'essouffle.

Nous allons continuer à nous replier sur notre nouvelle ligne défensive.

10h, J0 : étude stratégique approfondie et ordres

Nous reculons désormais moins vite que l'ennemi ne progresse, ce qui crée d'importantes difficultés pour créer notre ligne défensive, celle-ci étant déjà en première ligne.

Les unités qui ne sont pas sur la ligne défensive doivent se replier, elles ne sont donc pas dotées d'équipements lourds.

Nous commençons à équiper la ligne défensive de canons antichars, malheureusement, les unités ne peuvent pas rejoindre directement leurs positions en raison de la présence de l'ennemi, ce qui oblige à toutes les décaler vers l'ouest, perturbant l'organisation et empêchant d'installer les canons antichars aux positions pertinentes.

Les unités en retard auront au moins l'intérêt de retarder l'ennemi. Celui-ci nous attaque par l'Est et par l'ouest :

Cote 58 : analyse tactique préalable

Ordres spécifiques : partir défendre au nord-ouest en cote 45 et ordonner la retraite si l'ennemi est trop puissant.

10h, -1 °C, vent léger, les chutes de neige devraient laisser place au soleil.

Nous ne disposons que d'un peu plus de 100 personnels qui se replient en direction du nord-ouest au-delà d'étangs quasiment asséchés et gelés. Une quinzaine n'ont plus de munitions. Nous tenterons d'éviter les combats, en particulier de courte distance, les étangs devraient permettre d'établir l'espace nécessaire lorsque l'ennemi nous aura rattrapé, s'il cherche à le faire du moins. Après quoi, nous devrons nous replier de manière "moins organisée".

Si nous avions eu du matériel de soutien, l'infanterie aurait pu tendre une embuscade du côté de l'étang d'où l'ennemi attaque, en étant soutenue par du matériel lourd depuis l'autre rive. Mais ce n'est pas le cas.

Cote 58 : compte-rendu d'après-bataille

Nous avons reculé comme prévu jusqu'en cote 45 où nous avons attendu l'ennemi au-delà des étangs quasi-asséchés et gelés. La neige ne s'est pas arrêtée de tomber, contrairement aux estimations météorologiques.

L'ennemi est venu reconnaître le terrain mais n'a pas insisté pour nous déloger. Il s'est limité à nous laisser quelques fantassins pour nous surveiller, il a fait repartir le reste de ses effectifs plus au sud, près de la cote 57. Un de nos officiers a tenu à nettoyer les abords de nos positions et s'est aventuré seul au sud des étangs pour guider les tirs de suppression de ses subalternes... Il a été éliminé, l'ennemi a pris sa position.

Puisqu'aucun des deux camps n'était particulièrement offensif, il n'y eut aucune bataille.

Bilan des pertes : sur 149 personnels engagés, nous déplorons 2 tués. Nous estimons que l'ennemi n'avait déployé que 250 personnels et nous pensons lui avoir infligé 10 tués et 10 blessés graves, soit 20 pertes et un ratio de près de 10 en notre faveur.

Batailles lancées à 10h J0 : réflexions à 13h J0

L'ennemi marque une pause dans sa progression, celle-ci étant trop rapide : il est perturbé par nos grands retraits qui étirent ses lignes, doit prendre le temps de faire suivre ses renforts et ses ravitaillements sur les chemins verglacés et doit préparer la défense de Kostrino. Cela nous donne du temps pour créer notre ligne défensive.

Au sud-est, l'ennemi approche des chars, toutefois l'état des chemins n'est pas propice à leur utilisation.

14h, J0 : étude stratégique approfondie et ordres

Comparaison historique

Les Allemands résistent bien, les Soviétiques n'attaquent pas tant.

Nous avons abandonné tout le centre pour la défense de la seconde ligne qui est également indiquée sur les plans historiques allemands. Le futur dira si nous avons surréagi, toutefois les mauvais résultats de la bataille du 13 novembre, où nous étions plus incisifs, incitent à ne pas déroger à notre choix d'observer une prudence extrême.

Etude stratégique approfondie et ordres

Après quelques reconnaissances de nos abords, nous étendons légèrement la superficie de territoire contrôlé :

Nous poursuivons notre retrait vers la future ligne défensive et déployons des canons antichars aux unités autour de Romanovo. Celles plus à l'Est n'en sont pas encore dotées puisqu'elles doivent avoir le plus de mobilité possible :

Réflexions à 17h J0

L'ennemi ne se montre pas davantage offensif, il continue à déplacer ses troupes, étant limité dans ses mouvements par la météo, comme nous, mais avec l'inconvénient supplémentaire de devoir déplacer sa logistique et d'être toujours de taille à nous faire face.

Une autre version pourrait être qu'il n'a pas l'intention de capturer davantage que Kostrino. Nous verrons cela, en attendant nous profitons de la lenteur de la progression ennemie pour poursuivre la création de notre ligne défensive.

18h, J0 : étude stratégique approfondie et ordres

Notre ligne défensive est quasiment prête, les unités de première ligne rejoignant leur place. Elles recevront leurs équipements lourds lorsqu'elles seront dans leurs positions définitives, en début de nuit. Les unités de support devront encore atteindre leurs positions dans les arrières. Pour deux unités au nord, elles doivent traverser la ligne, mais la tempête de neige en cours rend les déplacements difficiles.

Réflexions à 21h J0

Le front est complètement calme, la tempête de neige semble dissuader l'ennemi d'attaquer. Pourtant, en tant que Soviétique, il est avantagé par des combats à courte distance. S'il n'a pas l'intention de nous attaquer, nous nous dirigerons vers une égalité, mais je ne perds pas espoir qu'il vienne se frotter à notre ligne défensive, qui va obtenir sa solidité quasiment optimale.

22h, J0 : étude stratégique approfondie et ordres

Nous devons perturber notre ligne au nord pour faciliter le transfert des unités vers les arrières. Partout ailleurs, les unités reçoivent leurs équipements lourds, canons antichars de 37, mortiers, canons antipersonnel de 75, mitrailleuses lourdes MG-34, un observateur d'artillerie de batterie de 150 plus à l'Est. Nous conservons encore en stock les canons de 105 et les canons antichars de 50 en cas de coup dur et le temps que les arrières s'organisent.

L'explication précise est que les pièces de 105 sont grosses et peu maniables, elles sont adaptées aux tirs distants et sont inadaptées en première ligne et dans les forêts. Donc on ne peut les utiliser que depuis les environs de Meleginskaya Gorka et de Novo-Andreevo sur des cibles en lisière de forêt ou sur les rives de la Syas ou de la Kamenka. Cela impose que notre ligne soit profondément attaquée voire percée.

Il en va de même avec les canons de 50. L'ennemi utilise des chars légers qui se percent avec les canons de 37 (voire même avec de simples mitrailleuses). On ne va pas exposer nos canons de 50 dans des embuscades à courte distance dans les forêts. Au contraire, si les lignes sont percées, il sera possible de tirer sur les chars légers avec les canons de 50 depuis une plus longue distance.

La météo se calme un peu, la tempête cède la place à de simples chutes de neige.

Réflexions à 1h, J+1

Rien à signaler...

2h, J+1 : étude stratégique approfondie et ordres

Comparaison historique

Les Soviétiques lancent l'offensive contre Kostrino.

Nous ne sommes pas concernés puisque nous n'avons pas défendu Kostrino, préférant concentrer nos troupes et réduire nos lignes logistiques sur un terrain le plus propice possible à la défense, en créant un saillant renforcé pour encaisser de grands coups de boutoirs, en nous attendant à des assauts extrêmement puissants similaires à ceux du 13 novembre. Mais peut-être avons-nous été trop impressionnés par l'ennemi !

Etude stratégique approfondie et ordres

Nous avons quasiment achevé notre ligne défensive, les unités de soutien commencent à rejoindre leurs places finales et reçoivent sans attendre leurs équipements lourds, étant éloignées de l'ennemi, on peut se permettre de prendre le risque d'être "surpris" par l'ennemi du fait de l'éloignement du front.

Réflexions à 5h, J+1

Rien à signaler...

6h, J+1 : étude stratégique approfondie et ordres

Comparaison historique

Les Soviétiques ont de vastes ambitions, les Allemands tiennent toujours Kostrino.

Etude stratégique approfondie et ordres

La ligne défensive est à son état final. Nos troupes poursuivent leurs activités de retranchement.

L'ennemi témoigne d'une inhabituelle reprise d'activité, nous nous attendons à ce qu'il nous attaque. Nous le remercions vivement pour avoir attendu que nous ayons optimisé au mieux notre ligne défensive, il fera face à des troupes dotées d'équipements polyvalents antipersonnel/antichars, bien que nous ayons encore limité les premières lignes à des canons de 37 et non encore de 50, réservés aux coups durs. Nous espérons pouvoir résister. Lui aussi a pu longuement préparer son offensive. Nous devons tenir jusqu'à la nuit. Les renseignements ont d'abord évoqué un simple sondage de nos lignes par un ennemi faible, mais un autre rapport est arrivé en dernière minute : un grand nombre d'unités se rapprochent.

Romanovo : analyse tactique préalable

Ordres spécifiques : défendre à tout prix et infliger le meilleur ratio de pertes possible à l'ennemi. Tenter de préserver davantage nos unités à l'Est, car elles forment le saillant destiné à encaisser des attaques ennemies en vue de gagner du temps : il est attendu qu'une attaque de flanc va les prendre pour cibles !

6h, -3 °C, vent léger, il neige, la météo annonce du beau temps cependant nos météorologues ne sont pas très fiables en ce moment.

Nos troupes sont déployées sur toute une ligne au sud de Romanovo, entièrement retranchée. L'infanterie est soutenue par des canons de 37 situés derrière (qui ont pour consigne de ne pas engager l'infanterie), dans les 20-50 mètres, quelques mortiers légers de 50 et mitrailleuses. Deux mortiers de 80 se trouvent à l'entrée sud de Romanovo et couvrent l'accès par la Syas gelée ainsi que ses abords. Les observateurs de ces mortiers se trouvent en rive opposée, ils apporteront une meilleure couverture vers le sud-est, et sont reliés par liaison téléphonique filaire.

Nous déployons 750 personnels, toutefois les effectifs sont insuffisants pour concentrer des troupes partout, car une partie est un équipage de véhicules d'infanterie à roues Sdkfz 231 et 232. Donc il a fallu décider où réduire la densité d'infanterie, plutôt à l'ouest où l'ennemi semble moins intéressé, et compenser en renforçant ce secteur avec les véhicules en soutien 200 mètres derrière les troupes et derrière les canons de 37, là où il était possible de commencer à distinguer nos positions. Le milieu forestier n'aide pas, toutefois nous avons eu le temps d'organiser cette configuration défensive. Malheureusement, les véhicules ne peuvent pas se déplacer, compte-tenu du milieu forestier, de la météo et des nombreuses tranchées, ils agiront en tant que bunkers fixes.

Nous nous attendons à une sérieuse offensive à proximité des rives de la Syas et à l'Est.

Romanovo : compte-rendu d'après-bataille

Comme attendu, les météorologues se sont trompés une fois de plus, il a continué à neiger.

L'ennemi a attaqué par la Syas gelée, ses troupes étant appuyées par des canons antichars, probablement de 45 mm, qui ont malmené nos positions retranchées qui étaient exposées sur les abords de la Syas. Mais nous avons tenu, nos mortiers ont engagé les canons et l'ennemi n'a pas insisté ici. Rapidement après, ce dernier a sondé d'autres endroits de notre ligne défensive, un peu partout. Il a surtout concentré de nombreuses troupes à l'Est où il a repris la cote 55.1. Les combats furent intenses à la maison de bûcherons. Nos troupes tenaient bien mais furent rapidement à court de munitions, nous contraignant à faire quelques rotations d'unités. L'ennemi augmentant toujours la pression, nous avons anticipé en redéployant des unités depuis un secteur plus calme en rive ouest. Compte-tenu du délai pour transférer des unités d'aussi loin en contournant les endroits dangereux, il fallait s'y prendre à l'avance, quitte à ce que ce soit inutile. Quant à savoir l'endroit précis qui aurait besoin d'un renfort, nous comptions l'adapter lorsque les renforts arriveraient.

L'ennemi identifia notre faiblesse à l'ouest, où nous avions réduit la densité de nos troupes, il n'avait pas repéré les véhicules en soutien. Il fut repoussé, avec le soutien de nos véhicules d'infanterie lorsque ses troupes se furent suffisamment approchées de notre ligne d'infanterie, devenant alors très partiellement distinguables depuis les Sdkfz à travers les arbres. Il dut se replier.

L'ennemi cessa les combats, amenant toutefois encore des renforts en cote 55.1, probablement pour de nouveaux assauts ultérieurs contre notre saillant. Nous souhaitions y soulager nos troupes pour leur permettre de tenir le plus longtemps possible face à de nombreux assauts, toutefois ce ne fut pas possible. Les troupes qui tiennent le saillant sont déjà en pénurie partielle de munitions, mais les pertes ont été très acceptables pour le moment, grâce aux positions défensives préparées.

Bilan des pertes : sur 756 personnels engagés, nous déplorons 15 tués, 20 blessés graves et 5 disparus / prisonniers, soit un total d'environ 40 pertes. Côté ennemi, nous estimons que celui-ci avait déployé près de 600 personnels, nous pensons qu'il a subi 70 tués, 85 blessés graves et nous avons fait 20 prisonniers, soit environ 175 pertes et un ratio de 4 en notre faveur, ce qui est très correct. Nous devons maintenir ce résultat jusqu'au soir, et je considérerai cela comme une victoire.

L'ennemi perd également deux canons AT de 45 mm.

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