Souffle

Souffle

Donner Corps à la Vie



Descartes a dit « Je pense, donc je suis ». Il aurait dû dire « Je respire, donc je suis ».

Je respire, donc je suis.

La première chose que fait un enfant à sa naissance, ce n'est pas pleurer ou crier, c'est inspirer. Et la dernière chose qu'on fait sur cette terre, c'est expirer.

Et entre cette première inspiration et cette dernière expiration, toute sa vie, on aura été en train d'inspirer, expirer, inspirer, expirer.

La méditation est un travail sur le souffle. La méditation consiste à se concentrer et à se consacrer à la pratique du va-et-vient du souffle.

Alors, on découvre l'importance du vide entre l'expire et l'inspire, par rapport à la concentration, la vigilance.

En tournant ses regards à l'intérieur de soi-même et en se consacrant à ce va-et-vient du souffle, on voit clairement le processus de formation des pensées.

On prend conscience de ce va-et-vient des pensées, qui se fait en même temps que le va-et-vient du souffle.

Si on se concentre sur le souffle, on parvient à canaliser les émotions. Les émotions vont être moins perturbantes, plus naturelles, moins excessives.

On ne parle pas que de respiration. On parle de souffle, d'une énergie vitale.

La méditation permet d'acquérir cette capacité à rester concentré sur le va-et-vient du souffle, donc à rester à l'intérieur de soi-même, et non pas être toujours en train de se projeter à l'extérieur de soi-même.

Et le paradoxe est que plus on est centré, plus on est à l'intérieur, plus on est ouvert aux autres.

Puisqu'on est ouvert à soi-même.



Texte d'ouverture pour une méditation, inspiré de "La pratique du souffle", interview du maître zen Taikan Jyoji à la télévision française en 2003.

(11 novembre 2025) #respiration #zazen


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