Qui suis-je ?

Qui suis-je ?

Donner Corps à la Vie



Je vous propose une forme d'interrogation très simple. Nous ne cherchons pas une réponse précise, nous ne regardons pas du point de vue du mental orienté vers un but. Nous laissons la question affûter, affiner et aiguiser notre propre conscience, notre capacité à être présents à la vérité de notre être.

Qui suis-je ? La question n'est pas utilisée comme un mantra, en se répétant à soi-même : qui suis-je, qui suis-je, qui suis-je. Non, nous entrons dans la question presque comme un enfant, dans un état d'émerveillement : qui suis-je ? Comme un enfant qui s'étonne avec une vraie curiosité. La question nous amène à regarder la nature de notre propre expérience.

Suis-je les pensées que j'ai ? Tant de pensées qui prétendent me dire qui je suis. Bon, mauvais, juste, faux, digne, indigne, et ainsi de suite. Ces pensées peuvent surgir. Est-ce qu'elles me disent vraiment qui je suis ?

La pensée passe, ou le jugement passe, mais vous, vous demeurez tel que vous êtes ; ce que vous êtes est là, que vous pensiez à vous-même ou non.

Vous pouvez remarquer des espaces dans le processus de pensée, et remarquer que vous existez toujours, vous êtes toujours, que vous pensiez ou non. Donc vous ne pouvez pas être défini simplement par vos pensées. Essentiellement, une pensée n'est qu'une pensée.

Poussons alors un peu plus loin, suivons notre curiosité. Maintenant n'essayez même plus de décrire ce qui est là, ou de décrire ce que vous êtes. Remarquez simplement que ce que vous êtes est évidemment plus profond que ce que vous pensez ou ressentez, parce que tout cela va et vient et change. Quelque chose en vous demeure. Quelque chose en vous est maintenant le même que ce qu'il a toujours été.

On n'a pas besoin de le comprendre ou de le définir. On a juste besoin de continuer à aller dans l'expérience directe de cela, aller à la racine de cela.

Nous sommes donc toujours dans cet état d'émerveillement. Un émerveillement enfantin : est-ce cela que je suis ? Est-ce ce silence ? Cette conscience, est-ce cela que je suis ?

Même ces mots, silence et conscience, ne sont que des idées passagères. Et ce que vous êtes demeure. Cela n'a pas besoin de se transformer en une idée. Vous pressentez simplement ce qui n'est pas une idée. On laisse l'émerveillement nous emmener au-delà et en deçà de toutes les idées. 


Texte d'ouverture pour une méditation, adapté d'une méditation guidée de Adyanshanti.

(20 octobre 2026) #émerveillement #nature-profonde #soi


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