Moment zen
Donner Corps à la Vie
À nouveau, j’essayais de méditer.
Soudain, je me suis vu
assis là, en train de penser
qu’à nouveau, j’essayais de méditer,
en train de penser
qu’à nouveau, j’essayais de dompter mes pensées.
Et maintenant, je pouvais voir mon corps,
aligné et tranquille,
imperturbable dans la douce lueur
de la pièce assombrie
où brûlait une bougie.
Tout devint paisible.
Je me suis dit : ça doit être ça, le zen.
C’était comme sortir dehors
après une longue nuit agitée,
ouvrir la porte et découvrir un monde
où la pluie a cessé,
où les nuages sont immobiles,
où l’air est frais.
Le zen observait depuis sa propre quiétude,
sans vouloir quoi que ce soit.
Le zen se reposait dans une tranquille attente
qui n'attendait rien.
Cette paix se déployait
comme une source qui coule,
comme un léger tourbillon de limon
d’où l’eau silencieuse jaillit.
C’était une source en parfait équilibre.
Plus elle coulait,
plus elle puisait en elle-même.
Texte d’ouverture pour une méditation, adapté du poème "Bulldozer" de Henry Shuckman.
(22 juillet 2025)
#paix #poème