Impermanence
Donner Corps à la Vie
Ton corps devient immobile. Tu commences simplement à ne rien faire. Tu es assis et tu te reposes tranquillement.
Tu invites les muscles de ton corps à se relâcher. Tu laisses ton attention se porter sur ton corps et tu permets à ton corps d’être soutenu par le sol.
Tu arrives ici et maintenant. Le poids de ton corps, les sensations de la respiration, les sons qui t’entourent t’aident à te poser. Tu ne penses à rien de particulier.
Et tu commences à cultiver ta perception de l’impermanence. Tu remarques comment les choses changent.
Tu peux limiter ton attention à une expérience particulière, comme la respiration ou les sons. D’autres choses se produisent encore, mais elles sont en arrière-plan. Tu alimentes une sorte de clarté incisive, en t’intéressant vraiment à “qu’est-ce que c’est que ça ?”. Tout en observant comment cela change d’un instant à l’autre.
Tu peux aussi, à l’inverse, porter ton attention au flux total des expériences. Laisser tout et n’importe quoi aller et venir. Les pensées, les sensations, les sons, les souvenirs. Tu observes d’instant en instant les choses surgir et disparaître. Au lieu de te concentrer sur les qualités particulières de chaque expérience, tu remarques la façon dont elles changent toutes.
Peut-être que ton esprit émet des pensées. Tu n’as pas l’impression que quoi que ce soit change. Tout te semble identique. Et puis, tu remarques ces pensées, tu remarques comment ces pensées changent, tu remarques comment ces pensées vont et viennent.
Tu n’essaies pas de créer quelque chose, tu observes. Tu essaies de stabiliser ton cœur, d’observer et de savoir clairement comment les choses changent.
Tu mets de côté ce que tu penses savoir et tu t’ouvres à la perception de cette vie, en cet instant.
Texte d’ouverture pour une méditation, inspiré de “A Meditation on Cultivating Insight” de Oren Jay Sofer
#impermanence #ouverture
(8 octobre 2024)