Simulation, bataille de Petropolye, 19 juillet 1943
(Reconstitution historique)
Ordres de mission



Situation de départ

Réflexions de départ
L’ennemi a repris l’initiative par une contre-attaque. Il nous appartient désormais de l’endiguer, puis de reprendre l’ascendant.
Le GQG fixe des objectifs territoriaux pondérés sur 23 points. À ce stade, nous n’en contrôlons que 2. Le seuil minimal requis se situe entre 7 et 23 objectifs, 14 constituant un résultat satisfaisant. Par ailleurs, il est exigé d’infliger à l’adversaire une attrition équivalente aux deux tiers de ses effectifs, tout en limitant nos propres pertes à moins d’un tiers.
En termes opérationnels, une progression jusqu’à Andreevka permettrait d’atteindre ces objectifs.
Sur le plan logistique, nos capacités de ravitaillement sont suffisantes pour soutenir une offensive prolongée.
Etude initiale approfondie et premiers ordres (stratégie)
L’effort principal sera porté à l’ouest. Nous exploiterons la fin de nuit afin de bénéficier d’une visibilité réduite, favorable aux engagements blindés soviétiques, notamment dans les zones de relief permettant de raccourcir les distances de tir.
Les unités blindées progresseront derrière l’infanterie, chargée de repérer et neutraliser les positions antichars.
À l’est, nous colmatons d’abord les brèches afin de stabiliser le front. L’attaque des rives de la Seversky Donets est prévue en matinée, menée par l’infanterie, avec appui blindé selon un schéma similaire à celui adopté à l’ouest. L’objectif intermédiaire consiste à fixer l’ennemi et à l’empêcher de progresser sur les terrains sous notre contrôle.
Toutes les unités d’infanterie de première ligne sont renforcées par des canons antichars de 45 mm, en réponse aux blindés ennemis signalés dans le secteur.
À l’ouest, la mission antichar est principalement confiée aux unités blindées. L’infanterie y est renforcée en effectifs, tandis que les unités blindées reçoivent des détachements d’infanterie destinés à assurer l’éclairage et la sécurisation rapprochée.
L’artillerie est répartie de manière relativement large afin d’assurer un appui flexible.

L’offensive immédiate se limite au secteur ouest : la ferme Poultry et un ravin adjacent. L’objectif est double : réduire les distances d’engagement et engager les blindés sous couvert de l’obscurité résiduelle.
Sur les autres secteurs, la priorité demeure le renforcement et la consolidation des lignes.
En cas de progression réussie, les opérations ultérieures bénéficieront de la création d’un saillant dans le dispositif ennemi. Celui-ci pourrait être contraint de concentrer ses efforts pour contre-attaquer dans le ravin, offrant alors une opportunité d’exploitation en direction de l’objectif stratégique : Zavodskoy.
L’ennemi, toutefois, semble avoir anticipé une action à l’ouest :

Premières batailles, analyses tactiques à 5h
Passage au nord de Zavodskoy : analyse tactique préalable
5h, 18 °C, vent léger, ciel dégagé mais léger brouillard annoncé.
Nous allons tenter d’attaquer le saillant ennemi à l’est tout en contenant l’adversaire ailleurs autant que possible, quitte à mener des contre-attaques depuis ses arrières. L’idée peut toutefois paraître excessivement optimiste face à un ennemi qui semble en pleine forme.
Nous engageons néanmoins 950 hommes. Cependant, la ligne de front complexe, adossée à la Seversky Donets, limite fortement la concentration de nos forces et crée par endroits des brèches de 300 à 500 mètres.
Nous disposons de 12 canons antichars de 45 mm, organisés en groupes de trois. Ils restent toutefois assez dispersés, ce qui réduira leur efficacité face à des blindés allemands susceptibles d’être employés de manière concentrée. Nous avons également 11 T-34, camouflés sur les hauteurs dans la zone boisée à l’est. Ce dispositif demeure modeste en cas de forte présence blindée allemande. Ils ne seront engagés qu’après vérification de l’absence de positions antichars ennemies, ou contre une force blindée adverse limitée.
Notre artillerie reste faible. Un observateur d’artillerie est déployé à l’ouest ; dépourvu de radio, il doit transmettre les coordonnées et les horaires de tir par estafette. Un autre observateur, rattaché à une batterie de mortiers, indique que le stock de munitions est presque épuisé. Nous déployons néanmoins quelques mortiers à l’est afin d’apporter un appui contre le saillant ennemi.
Passage au nord de Zavodskoy : compte-rendu d'après-bataille
L’ennemi a lancé des attaques sur l’ensemble de la ligne de front et s’est infiltré dans nos larges brèches, ce qui lui a permis d’attaquer certains segments de notre ligne simultanément par leur arrière, flanc et avant — la pire des situations. Nous n’avons toutefois pas immédiatement réagi à cette manœuvre, car le reste de la ligne couvrait assez bien les segments attaqués, ce qui a également posé des difficultés à l’adversaire et lui a fait perdre du temps. Il était essentiel pour nous qu’il en perde, car cela pouvait permettre à nos troupes, si elles parvenaient à attaquer depuis l’est, de rencontrer moins d’opposition, voire d’attaquer l’assaillant par l’arrière. Cette perspective restait néanmoins très optimiste.
À l’est, nous avons pu repousser l’ennemi. Au centre, en revanche, nous avons subi des pertes massives et beaucoup de nos hommes se sont rendus. Plus à l’ouest, nous sommes restés sur la défensive dans les zones basses du relief, en évitant de nous exposer. L’ennemi avait dispersé des véhicules d’infanterie pour appuyer ses attaques dans toutes les directions, mais ceux-ci ont été rapidement détruits par nos canons antichars. Nous nous attendions plutôt à affronter des blindés difficiles à percer ; leur vulnérabilité a donc constitué une mauvaise surprise pour l’ennemi, qui s’attendait manifestement à ne rencontrer que de l’infanterie.
Nous avons alors lancé l’attaque à l’est, qui s’est finalement mieux déroulée que prévu. Compte tenu de la puissance adverse, nous avons décidé d’engager deux groupes de trois T-34 en rôle antipersonnel, ce qui est très rare puisque nous préférons les réserver à la lutte antichar. Cette décision illustre l’intensité des combats. Nous avons progressé méthodiquement dans Zavodskoy, y compris par ses arrières, en remontant la ligne de front ennemie en parallèle — comme l’ennemi l’avait fait lui-même, mais à une échelle bien plus profonde. Notre objectif était de contourner la ville afin d’obtenir un effet stratégique à l’échelle de notre secteur. L’ennemi n’a pas immédiatement compris le danger et a poursuivi ses attaques vers le centre et l’ouest. Cela nous a amenés à penser qu’il disposait de réserves importantes ou qu’il avait préparé une seconde ligne de défense plus en arrière. Nous avons effectivement découvert une embuscade derrière la ville et avons ordonné le repli de notre petit groupe qui tentait de contourner la localité, tout en lui envoyant trois autres T-34 en appui antipersonnel.
Pendant ce temps, nous avons progressé lentement dans la ville — mais nous avons progressé. L’ennemi a continué à nous attaquer au centre. Nous avons alors décidé d’envoyer les deux derniers T-34 soutenir le flanc le plus au nord de notre attaque d’est en ouest, afin d’accélérer la progression et de rejoindre le centre, dans l’espoir d’empêcher l’ennemi d’y poursuivre ses offensives. Nos chars ont subi des pertes : l’un s’est renversé dans un fossé antichar et un autre a sauté sur une mine. Cela nous a contraints à organiser l’évacuation de deux autres chars qui s’étaient engagés vers un champ de mines et à coordonner les déplacements de nos blindés par les routes et chemins, avec l’aide de guides « personnalisés » par radio. Cette méthode a réduit la liberté de manœuvre et la rapidité de déplacement, mais elle s’est révélée efficace.
Au sud, nous avons pu écraser l’embuscade ennemie avec les T-34 et l’infanterie, puis reprendre notre progression parallèle à la ligne adverse, à la fois dans la ville et dans ses arrières. L’attrition étant très élevée et le gros de nos troupes restantes se trouvant à l’ouest, la question de l’arrêt de la progression d’est en ouest s’est posée avec insistance. Nous avons néanmoins contre-attaqué au centre, où l’ennemi a fini par être presque entièrement anéanti. Restait toutefois une difficulté majeure : un groupe ennemi situé à l’ouest continuait de tirer sur nos troupes dans la partie nord de Zavodskoy à l’aide de mitrailleuses, de mortiers et de canons antipersonnel. Dans la partie sud, l’ennemi occupait en nombre les bâtiments et des tranchées et nous attendait de pied ferme. Les combats s’y sont déroulés principalement à l’explosif et avec l’appui des chars — y compris en zone urbaine — employés pour détruire bâtiments et positions de tir, l’infanterie se chargeant ensuite de nettoyer les positions restantes.
Une position ennemie comprenant mortiers, canons, mitrailleuses et observateurs d’artillerie continuait de poser des difficultés durables. Elle ne pouvait être atteinte rapidement et permettait à l’ennemi de maintenir un feu prolongé sur nos troupes. Nous avons donc décidé de lancer une attaque depuis l’ouest contre cette position située en hauteur. À ce stade, tout le flanc est était sous contrôle et ne représentait plus de menace pour nos forces. Le flanc plus à l’ouest était également dégagé : le terrain, visible depuis le bas du relief, avait été longuement battu par le feu de notre infanterie et de nos canons. La position adverse paraissait donc peu capable de résister à une attaque de plus de 200 fantassins. Quant à d’éventuels renforts ennemis venant du sud-ouest de Zavodskoy, ils auraient probablement été contraints de faire face à d’autres urgences, car le reste de nos troupes arrivait déjà à leur contact depuis l’intérieur et l’arrière de la ville.
Ce fut l’élément qui poussa finalement l’ennemi à battre en retraite. Nous avons pris la ville — au prix de lourdes pertes, mais les résultats étaient là.
Bilan des pertes : sur 950 personnels engagés, nous déplorons 90 tués, 135 blessés graves et 50 disparus / prisonniers, soit 275 pertes. Ainsi qu'un T-34 détruit par une mine AT et 4 canons AT de 45 mm décimés.
Côté adverse, nous estimons que l'ennemi avait engagé 500 personnels et nous comptons 120 cadavres, prenons en charge 5 blessés graves et faisons 210 prisonniers, soit un total de 335 pertes et un ratio de 1.2 en notre faveur. L'ennemi perd également au moins 8 véhicules d'infanterie Sdkfz de divers types, et un grand nombre de mortiers et de mitrailleuses.
Combats lancés à 5h, J0 : réflexions à 8h J0

Notre résistance et notre attaque contre Zavodskoy a surpris l'ennemi qui a cessé toute offensive sur l'ensemble du front. Nous avons aussi été perturbés, nous n'avons pas progressé dans le ravin au sud de Zavodskoy. Nous devrions profiter de l'éventuel désordre imposé chez l'ennemi à l'ouest pour y poursuivre l'offensive avant que l'ennemi ne s'y réorganise. Et nous devrions pouvoir organiser le début de l'offensive au centre en vue de prendre Semenovka puis Andreevka. Toutefois, nous pensons que l'ennemi engagera bientôt des blindés en masse et que ce ne sera pas si simple...
9h, J0 : étude stratégique approfondie et ordres
Comparaison historique

Pour le moment, nous avons un peu d'avance sur Zavodskoy par rapport aux Soviétiques, mais cela reste limité.
Etude stratégique approfondie et ordres
L'ennemi a repris une partie de Zavodskoy le temps que nos renforts se déploient dans les positions conquises. Nous devrions donc poursuivre notre offensive et lancer d'autres offensives dans d'autres secteurs :

Après l'acheminement des renforts et la rotation des unités sévèrement diminuées, nous reprenons l'offensive sur Zavodskoy et lançons l'offensive sur Semenovka :

L'ennemi n'entend pas nous laisser progresser :

Cependant, si nous ne progressons pas rapidement, nous avons tout de même un rapport de force écrasant dans ce secteur.
Zavodskoy : analyse tactique préalable
9h, vent modéré, 28 °C.
Notre ligne se met progressivement en place. L’ennemi tente de tirer parti du fait qu’au centre celle-ci n’est pas encore continue : il cherche à s’engouffrer dans la brèche afin de perturber nos plans et d’exploiter cette faiblesse.
Nos renforts n’ont pas encore tous franchi la Seversky Donets, notamment l’infanterie destinée précisément à combler les vides de notre dispositif central. Les troupes actuellement présentes dans ce secteur sont éparses et affaiblies.
Dans nos arrières immédiats, nous avons déployé des T-34 au nord-ouest et au nord-est de la ville. Les blindés précédemment engagés dans ce secteur se sont également repliés vers le nord-est. Ils se placent en léger contrebas afin de se protéger d’une éventuelle apparition surprise de blindés ennemis. Conformément à notre doctrine, nous chercherons à réduire les distances d’engagement entre blindés afin d’équilibrer les chances. Si les mouvements de troupes ennemis ne se traduisent pas par un engagement de blindés, nous pourrons engager nos T-34 pour soutenir l’infanterie, puis reprendre l’offensive afin de dégager la ville.
Des observateurs coordonnant des batteries de mortiers de 120 et 82 mm ainsi que de canons de 76,2 mm tenteront d’établir des tirs de barrage à proximité de nos lignes, le temps que nos troupes se déploient, afin de limiter — voire de dissuader — toute offensive ennemie.
Au total, nous engageons 31 T-34, 11 canons antichars de 45 mm (répartis par groupes de deux à trois dans les arrières immédiats), 12 mortiers de 120 mm (positionnés au nord-ouest et à l’est) et environ 1 200 personnels. Cela représente une densité de troupes considérable pour ce théâtre d’opérations ; toutefois, une partie des forces doit encore franchir la Seversky Donets.
Zavodskoy : compte-rendu d'après-bataille
Le début a été difficile, car l’ennemi a tenté de profiter de la fenêtre temporelle durant laquelle il pouvait espérer reprendre l’ensemble de la ville. Nos troupes se sont toutefois rapidement mises en place, mais les combats ont été intenses et il n’a pas été possible de tenir notre ligne.
À l’est, nous avons pu revenir sur les positions que nous avions quittées derrière la ville. L’ennemi avait néanmoins amené deux obusiers de 155 mm, mais ils n’ont pas pu se défendre dans des combats à relativement courte distance. Nous avons approché quatre T-34 pour appuyer l’offensive depuis l’est, derrière la ville. Le mouvement de nos blindés a été extrêmement laborieux, car les équipages ont redouté de tomber dans des fossés, des champs de mines ou des obstacles antichars. Cela nous a ralentis et, durant ce délai, nos fantassins, exposés, ont subi des pertes inutiles.
La même situation s’est produite au nord-ouest de Zavodskoy. Là, l’ennemi avait laissé un espace dans lequel nous pouvions nous engager ; toutefois, il a harcelé nos troupes depuis les arrières du village et le long délai nécessaire au déploiement de nos chars nous a également coûté des pertes.
Dès l’apparition de nos blindés, l’ennemi a cherché à négocier un cessez-le-feu ; nous avons alors compris que nous tenions le bon bout. Nous avons progressé d’est en ouest derrière la ville. Les positions ennemies ont été rapidement prises à l’est et nos blindés ont ensuite commencé à engager les positions adverses au sud-ouest, où se trouvaient leurs renforts. Lorsque notre groupe ouest s’est enfoncé dans les arrières de Zavodskoy, les positions stratégiques ennemies du sud-ouest se sont retrouvées prises sous plusieurs axes de tir, et l’ennemi a alors pris la fuite.
Bilan des pertes : sur 1 207 personnels engagés, nous déplorons 30 tués, 65 blessés graves et 5 disparus / prisonniers, soit 100 pertes environ. Côté adverse, nous estimons que l'ennemi avait engagé moins de 400 personnels et nous comptons 55 cadavres, prenons en charge 10 blessés graves et faisons 140 prisonniers, soit un total de 205 pertes et un ratio de 2 en notre faveur, ce qui est excellent compte tenu du type de bataille et de son déroulement.
Semenovka-ouest : analyse tactique préalable

Ordres spécifiques : tenter de prendre l'ensemble de Semenovka, ou au moins l'ouest.
9h40, 28 °C, beau temps.
Nous déployons 1 000 personnels, ce qui représente encore une densité de troupes assez extraordinaire pour ce théâtre d’opérations. Nos forces sont établies sur la ligne de contact ; toutefois, un segment de 300 mètres à l’ouest présente une brèche. Les unités ont franchi la Seversky Donets et doivent bientôt s’établir dans leurs positions.
Un peu plus en arrière, nous avons déployé des équipes de mortiers de 120 mm ainsi que des observateurs d’artillerie et de batteries de mortiers de 122, 120 et 82 mm. La plupart ne disposent pas de communications radio avec leurs batteries et doivent faire transmettre les coordonnées et les horaires de tir par estafette. Ils disposent de peu de positions de tir. La cote 78 sera pilonnée, car elle est susceptible de servir d’axe d’attaque à l’ennemi.
Au nord-ouest, nous avons regroupé 12 T-34 et 15 T-70, camouflés dans la forêt, en profitant du relief, le long de la route. Les T-70 appuieront l’infanterie en cas d’absence de moyens antichars adverses. Les T-34 seront engagés contre d’éventuels blindés ennemis en nombre raisonnable, à condition qu’il soit possible de réduire les distances d’engagement. Un autre T-34, plus au nord, est maintenu en retrait : retardataire, nous le conservons en réserve. Enfin, 14 canons antichars de 45 mm sont disposés en groupes de 2 à 3 dans les arrières immédiats.
Nous tenterons d’attaquer d’ouest en est, parallèlement à la ligne de front, si possible en prenant l’ennemi à revers, en tirant parti de notre position au sud-ouest.
Semenovka-ouest : compte-rendu d'après-bataille
L’ennemi a d’abord tenté d’attaquer depuis l’ouest de Semenovka, en engageant notamment deux T-34 capturés. Il n’a pas réussi à percer nos lignes, mais sa forte concentration nous a également empêchés de lancer une contre-attaque. Les T-34 ont été difficiles à neutraliser avec nos petits canons de 45 mm. Ils n’ont toutefois pas représenté une menace majeure : les équipages allemands ne se sont pas montrés très performants aux commandes de nos chars.
Le reste de la ligne de front étant plus calme, j’ai ordonné de tenter une attaque à travers la forêt sur le flanc ouest de Semenovka-ouest afin de perturber le groupe de combat ennemi. Cela n’a pas été possible : l’ennemi était présent en grand nombre dans certaines zones de la forêt et nous pilonnait depuis une sorte de place forte située à l’ouest du village. J’ai alors ordonné de tenter un contournement par les arrières avec le soutien de trois T-70. Cette tentative n’a pas été plus concluante : l’ennemi avait tiré les leçons de son erreur précédente et avait renforcé le verrou protégeant l’accès à ses arrières. Deux de nos T-70 ont été détruits par des canons restés invisibles, et des positions de mitrailleuses ont empêché toute approche. Plus à l’est, l’ennemi semblait moins nombreux.
J’ai ordonné d’approcher trois T-70 près de la place forte, en contrebas, et trois autres dans une zone peu végétalisée de la forêt à l’ouest du village. Nous avons également perdu un T-70 près de la place forte. L’ennemi avait déployé un nombre impressionnant de canons, ce qui a empêché nos véhicules d’approcher. La seule issue a été d’attaquer avec l’infanterie, ce que nous avons fait depuis la forêt.
Pour soulager cette attaque, j’ai ordonné de lancer simultanément un assaut depuis le bas du relief, du nord vers le sud, avec une partie des troupes dans un premier temps. Nous avons alors découvert un réseau de positions d’artillerie de divers types se soutenant mutuellement, jusque loin à l’est et au sud : canons de 75 antipersonnel, canons antichars de 50 et de 75 mm, obusiers de 105 mm, etc. Ces pièces ont harcelé nos troupes, nous infligeant des pertes massives et empêchant l’engagement de nos blindés.
J’ai alors ordonné d’augmenter la pression en engageant toutes les troupes contre la place forte à l’ouest du village et en lançant simultanément un assaut à l’est pour y éliminer les canons. L’opération a réussi, mais au prix de pertes très lourdes.
Il est ensuite resté à éliminer les obusiers de 105 mm déployés sur la route contournant la forêt, au sud de Semenovka-ouest. Il a été possible de les attaquer par surprise, comme les autres positions, en passant par la forêt. Une fois ces canons neutralisés, nous avons pu engager les blindés jusqu’à l’entrée du village, nettoyer la place forte avec l'infanterie et prendre le village par un assaut venu de l’ouest, du nord et du nord-est.
Les deux T-34 utilisés par l’ennemi ont finalement été abandonnés par leurs équipages près des rives de la Seversky Donets. J’ai ordonné de les éliminer avec une poignée d’unités restées en arrière.
Nous avons alors tenté d’aller plus loin afin de prendre les arrières ennemis, au-delà de l’« autoroute ». Nous soupçonnions la présence de canons, puisque nous avions perdu des T-70 au début de l’engagement. Les troupes situées à l’est se sont d’abord rapprochées et ont pris position dans un champ de maïs. D’autres éléments se sont ensuite exposés depuis le centre du village. Cela a permis d’identifier la position de canons antipersonnel au sud de l’« autoroute » ainsi qu’un canon au nord de la cote 192.4, à l’ouest.
Le groupe qui avait éliminé les obusiers de 105 mm a été envoyé neutraliser de la même manière, à travers la forêt, le canon qui empêchait nos blindés d’approcher par l’ouest. Il a effectivement été pris par surprise, mais cette situation n’a pas duré. Nos troupes se sont retrouvées au cœur d’une solide position défensive ennemie, avec un autre canon plus au sud et de nombreuses positions de mitrailleuses et d’infanterie à l’ouest. En nette infériorité, nos troupes ont fini par être presque entièrement détruites. Il n’aurait pas suffi d’envoyer des renforts : seule l’intervention d’un important groupe de combat aurait permis de réduire cette position.
Le groupe positionné dans le champ de maïs a été pris à partie par les canons antipersonnel. Nous avons approché des T-70, mais il a été impossible de les exposer aux canons antichars embusqués à l’ouest. Une fois encore, nous avons été bloqués par des positions ennemies se soutenant mutuellement. L’ennemi a, cette fois, fait preuve d’une réelle compétence.
Le groupe central a été redéployé dans la forêt afin de mener l’assaut, tandis que le groupe de l’est a été renvoyé dans Semenovka. Les T-70 ont reçu l’ordre d’attendre.
L’ennemi n’a cependant pas attendu que nos troupes lancent une seconde attaque à travers la forêt, cette fois en très grand nombre : il a pris la fuite.
Nous n’avons pas engagé nos T-34.
Bilan des pertes : sur 1 016 personnels engagés, nous déplorons 175 tués, 175 blessés graves et 10 disparus / prisonniers, soit un total de 360 pertes environ. Un bilan très sérieux qui reflète la difficulté des combats. Nous aurions difficilement pu mieux faire tout en saisissant l'intégralité des objectifs.
Côté adverse, nous estimons que l'ennemi avait engagé 650 personnels environ, et nous comptons 220 cadavres, prenons en charge 10 blessés graves (oui les nôtres ont été prioritaires) et faisons 280 prisonniers, soit un total de 510 pertes environ et un ratio de 1.4 en notre faveur. La bataille aura été violente pour les deux côtés.
Nous perdons aussi 3 canons AT de 45 mm qui furent trop près du front dans le secteur de la place forte ennemie, 1 autre canon a été endommagé par des tirs de mitrailleuses à 500 mètres de distance, 2 T-70 ont été atteints par des canons de 75 mm à l'ouest, 1 T-70 a été endommagé près de la place forte, 2 mortiers de 120 ont été endommagés par des tirs de contre-batterie.
L'ennemi perd 2 obusiers de 105, 6 mortiers de 80, 1 canon AT de 75 pak-40, ses 2 T-34 capturés, 2 canons AT de 76.2, 5 canons AT de 50. Il lui restait plusieurs canons de types inconnus au sud de l'"autoroute", que nous n'avons pas identifiés.
Le GQG nous fait part de ses félicitations pour les résultats de la bataille.
Combats lancés à 9h, J0 : réflexions à 12h J0

Nous avons de beaux résultats et devons dégager les objectifs acquis à l'ouest, poursuivre la prise des objectifs à l'est et penser à la prise ultérieure d'Andreevka.
13h, J0 : étude stratégique approfondie et ordres
Comparaison historique

Nous sommes en légère avance sur les Soviétiques.
Etude stratégique approfondie et ordres

Nous renforçons nos troupes ayant subies d'importantes pertes, certaines des unités ayant été décimées. Nous approchons la logistique, les QG, déployons de l'infanterie en première ligne et des unités blindées dans leurs arrières proches. Nous poursuivons le dégagement des objectifs acquis, nous attaquerons plus à l'est ensuite. Quant à l'ouest et au centre, nous poursuivrons vers le sud plus tard pour dégager les abords d'Andreevka afin de faciliter l'assaut de la ville.
L'ennemi n'entend pas nous laisser l'initiative et lance des contre-attaques sur nos principaux axes de progression.

Zavodskoy : analyse tactique préalable

13h, 28 °C, vent léger, beau temps.
Nos troupes ont établi leurs positions sur l’ensemble de la ligne de crête ainsi que dans les zones boisées. Un intervalle d’environ 500 mètres subsiste au sud-est de la cote 175.8, en raison du retard d’une unité qui est seulement en cours d’installation. Toutefois, ce segment est couvert par les unités voisines.
L’unité blindée 1/585 tbn arrive actuellement dans le secteur de Zavodskoy-Ouest. De son côté, la 1/337 tbn est déployée le long de la route au nord-est, en bordure des champs de mines ennemis. En cas de présence de blindés ou de matériels antichars adverses, nos véhicules ne sont pas exposés à des tirs de longue distance en raison du relief.
À l’arrière immédiat de l’infanterie, 14 canons antichars de 45 mm, répartis en groupes de 2 à 3 pièces, assureront le soutien antichar. Dix T-34 sont positionnés au nord-est pour la même mission. Onze T-34 supplémentaires, récemment arrivés, sont maintenus en réserve et en embuscade dans Zavodskoy-Ouest. Des mortiers de 120 mm sont également déployés au nord-est, avec vue sur le flanc nord du ravin.
Nous chercherons à contenir l’ennemi. Si nécessaire et si les conditions le permettent, des T-34 seront engagés en appui antipersonnel. Nous envisagerons ensuite une progression soit par l’intérieur du ravin, soit par ses hauteurs.
Nous disposons au total de 950 hommes, un effectif encore conséquent.
Zavodskoy : compte-rendu d'après-bataille
Le GQG nous a informés qu’un groupe aérien serait présent vers 13h30.
L’ennemi a tenté de venir à notre rencontre, mais il n’a pas fait le poids. Il s’est présenté en nombre au centre, où il a essayé de progresser, ainsi qu’à l’est, où il pensait pouvoir reprendre l’entrée du ravin. À l’ouest, il disposait de deux obusiers de 155 mm dans une plantation forestière aux arbres encore peu élevés. Notre présence à l’est a permis de surprendre une position de mortiers ennemis.
Nous avons rapidement décidé de tenter une infiltration dans le ravin, conformément à ce qui avait été envisagé avant même le début de la campagne. Cette manœuvre nous a offert la possibilité de couper l’ennemi de ses arrières. La progression a été relativement complexe, sans toutefois présenter de difficultés insurmontables : le groupe ennemi situé plus au nord était déjà fortement engagé par nos troupes, qui lui faisaient face au nord comme à l’est, et il n’a pas pu opposer de résistance significative à notre progression par le sud.
À l’ouest, nous avons choisi de neutraliser rapidement les obusiers de 155 mm situés à proximité. Ils représentaient une menace importante, et nous n’avons pas pu attendre l’intervention de l’aviation, les pertes potentielles étant trop élevées d’ici là. L’engagement des blindés a également présenté des risques, en raison de l’incertitude concernant la présence éventuelle d’armes antichars dans les arrières ennemis. La prise de la forêt occidentale et la destruction de ces pièces par l’infanterie ont permis de lever, de manière raisonnable, ce doute.
En l’absence apparente de moyens antichars adverses, nous avons engagé trois T-34 en appui antipersonnel à l’est, afin de soutenir l’assaut contre une position ennemie prise sous pression entre le ravin et nos lignes. Trois autres T-34 ont été engagés au centre en appui de notre infanterie pour contenir l’attaque ennemie. Enfin, trois T-34 supplémentaires ont été engagés depuis Zavodskoy-Ouest en vue de préparer un assaut à l’ouest. Comme nous l'espérions, l’engagement des blindés a constitué un soutien décisif.
Nous avons également repéré une position de pièces de 105 mm et de mortiers, située environ 2 km plus au sud, déployée le long de l’« autoroute ». Cette position menaçait principalement notre infanterie. Nous avons choisi d'ignorer ce danger, en comptant sur la faible précision de leurs tirs et l’intervention imminente de l’aviation. Lorsque les appareils annoncés sont apparus en nombre, ils ont pris pour cible prioritaire cette position, qui nous harcelait depuis de longues minutes, et l’ont entièrement détruite à l’aide de bombardements massifs.
L’ennemi a alors rapidement pris la fuite, comprenant qu’il était en train d’être encerclé depuis l’intérieur du ravin, tandis que le gros de ses forces restait concentré sur le flanc nord.
Bilan des pertes : sur 950 personnels engagés, nous déplorons 30 tués et 60 blessés graves, soit un total de 90 pertes environ. Côté adverse, nous estimons que l'ennemi avait engagé 450 personnels, nous comptons 70 cadavres, prenons en charge 40 blessés graves et faisons 150 prisonniers, soit un total d'environ 260 pertes et un ratio de 2.8 en notre faveur.
Nous perdons également 3 canons AT de 45 mm en raison de tirs de mitrailleuses à distance moyenne (de la part des unités ennemies s'étant approchées au centre).
L'ennemi perd également 3 véhicules d'infanterie, 2 obusiers de 155, 4 mortiers de 80 et 2 canons de 105.
Semenovka : analyse tactique préalable

13h36, 32 °C, beau temps.
Nous nous étions préparés à attaquer à l’ouest de Semenovka. Or, l'offensive majeure de l’ennemi par l’est frappe des positions qui ne sont pas organisées pour résister à une telle pression.
Au nord de la Seversky Donets, nos effectifs sont plus légers, car nous avions estimé que l’ennemi ne serait pas en mesure de mener une attaque de grande ampleur. En principe, il n’aurait pas dû pouvoir faire passer des troupes significatives sur sa petite tête de pont en rive nord. Nos forces y demeurent réduites pour assurer la défense de la rive.
Nous avions prévu de compenser ce manque par l’engagement de chars légers T-70. Toutefois, ces blindés nécessitent l’appui de l’infanterie, ce qui oblige les troupes à se déplacer sous le feu ennemi pour rejoindre leurs positions.
Au nord, nos unités viennent tout juste d’arriver et doivent rapidement se déployer afin d’empêcher l’ennemi d’étendre sa tête de pont. À l’ouest, la longueur de la ligne de front est telle que, malgré des effectifs importants, leur densité reste insuffisante.
Au nord de Semenovka, nous conservons en réserve des T-34 ainsi que des Churchill III britanniques. Au sud-ouest du village, les unités initialement destinées à l’attaque sont en partie redéployées vers Semenovka.
La situation générale est donc marquée par un désordre important, que l’ennemi ne manquera pas d’exploiter. Si sa pression se maintient à un niveau élevé, cela pourrait nous coûter cher, voire entraîner une perte de terrain.
L’engagement des T-34 et des Churchill III sera évalué en fonction du risque de pertes en blindés. Toutefois, il apparaît nécessaire de mobiliser les moyens requis pour empêcher l’ennemi de consolider une présence significative en rive nord, ce qui remettrait en cause l’ensemble de la campagne.
Nous déployons plus de 900 hommes, 16 T-70, 12 T-34 et 10 Churchill III, ainsi que quelques canons antichars de 45 mm. Nous disposons également de deux observateurs pour des batteries de mortiers de 120 mm. Dépourvus de liaison radio, ils doivent transmettre les ordres de tir par estafette ; leurs missions consisteront à viser des positions ennemies supposées, notamment sur les hauteurs et à l’arrière.
Semenovka : compte-rendu d'après-bataille
Nos troupes sont rapidement entrées en contact avec l’ennemi en rive nord, où une force importante s’était établie de longue date. L’ennemi y avait laissé plusieurs Marder, des canons et quelques unités qu’il n’avait pas pu évacuer vers la rive sud. Les équipages ont refusé d’abandonner leurs blindés sans combattre.
Dès leur découverte, nous avons alors immédiatement lancé l’assaut avec l’infanterie, ces blindés à toit ouvert étant particulièrement vulnérables face aux fantassins, contrairement à des chars classiques. Après des combats difficiles, nous avons éliminé la position, puis nos troupes en ont pris le contrôle. Nous avons ensuite déployé les T-70 le long de la rive.
Cela nous a permis de libérer l’infanterie pour la redéployer en rive sud. Toutefois, le passage à gué étant situé trop loin au nord-ouest, ces unités ne sont pas revenues à proximité de la ligne de front avant la fin de la bataille. Les T-70 ont néanmoins assuré la surveillance des abords de la Seversky Donets et ont maintenu à distance les forces adverses, qui ont fini par abandonner la hauteur sud pour éviter leurs tirs.
L’ennemi a également lancé une attaque puissante sur Semenovka. Nous n’avons pas pu tenir le village et nos troupes ont battu en retraite. Nous n’avons cependant pas ordonné de repli général : les unités ont reçu l’ordre de résister. Notre intention était qu'elles ralentissent la progression ennemie, quitte à les perdre entièrement. Cette manœuvre a fonctionné, mais l’ennemi a atteint Semenovka-Ouest ainsi que les positions de nos blindés camouflés plus au nord.
Nous avons alors ordonné aux unités positionnées plus à l’ouest de contre-attaquer afin de protéger nos blindés, sans chercher à reprendre immédiatement Semenovka ou Semenovka-Ouest. Cette action a été un succès. Par ailleurs, l’ennemi a tenté de progresser au nord-est du village, mais la concentration de nos forces dans ce secteur a suffi à l’en empêcher.
Une partie de nos unités situées sur la rive sud de la Seversky Donets, au centre, est venue renforcer l’infanterie sur les hauteurs, accompagnée d’un T-34 isolé. Nous avons ainsi pu reprendre du terrain et revenir à proximité de Semenovka. Toutefois, nous n’avons pas tenté de reprendre le village par cet axe, car nous nous serions retrouvés au centre du dispositif ennemi, exposés aux tirs venus de l’est, du sud et de l’ouest, ce qui n’aurait pas été viable.
Nous avons ensuite contre-attaqué en engageant des T-34 par groupes de trois depuis Semenovka-Ouest, en menant une attaque simultanée sur l’ensemble du village. L’opération a été longue, mais elle nous a permis de repousser l’ennemi vers l’est. Chaque point fort ennemi a été détruit par les tirs de nos blindés.
Au sud, des pièces d’artillerie éloignées ont empêché toute progression de l’infanterie, même appuyée par des blindés. Nous avons donc concentré nos efforts sur la reprise du secteur situé au nord de l’« autoroute ». Cette progression a été lente, mais elle s’est soldée par un succès. Nous avons capturé un grand nombre de soldats ennemis.
Ces derniers ont été épuisés par leur assaut initial contre Semenovka. Notre tactique de ralentissement et d’attente les a contraints à s’exposer à de nombreux tirs. Incapables de consolider leurs positions, ils ont subi une contre-attaque menée depuis plusieurs axes et appuyée par des blindés, ce qui les a définitivement désorganisés. Toute tentative de repli leur a été impossible, car ils auraient dû traverser une plaine entièrement exposée aux tirs de nos troupes et de nos chars.
L’ennemi a finalement pris la fuite de manière massive, sans attendre que nous l’écrasions à l’est et au sud. Toutefois, nous ne serons pas en mesure de contrôler immédiatement une zone aussi vaste, et nous devons désormais réorganiser nos unités.
Bilan des pertes : sur 968 personnels engagés, nous déplorons 90 tués, 70 blessés graves et 15 disparus/prisonniers, soit un total de 175 pertes. Côté adverse, nous estimons que l'ennemi avait engagé 600 personnels et comptons 145 cadavres, prenons en charge 5 blessés graves (les nôtres sont prioritaires, de plus la bataille fut longue, beaucoup sont morts avant d'avoir pu être trouvés) et faisons 295 prisonniers, soit un total de 445 pertes et un ratio de 2.5 en notre faveur. Compte tenu de la bataille, c'est un excellent résultat ! Les premières minutes étaient totalement inverses : nous avons subi la plupart de nos pertes pendant la première demi-heure de l'engagement. Puis cela s'est largement inversé.
De plus, l'ennemi perd 2 canons antipersonnel de 75 mm, 6 canons antichars de 50 mm, 4 mortiers de 82 mm, 3 Marder II. Il conserve deux puissantes pièces antichars de 75 mm pak-40 au sud de l'autoroute, que nous avions prises pour des pièces d'artillerie ou de canons polyvalents. Nous avons été inspirés de ne pas engager nos blindés au sud de l'autoroute !
Nous ne perdons qu'un canon AT de 45 mm.
Le GQG nous fait part de sa bonne appréciation de la bataille.
Combats lancés à 13h, J0 : réflexions à 16h J0

Nous avons finalement obtenu le territoire que nous comptions obtenir malgré les doutes et les difficultés qui nous faisaient face.
Nous devrions nous assurer du contrôle des abords de Semenovka, pousser vers l'est pour saisir l'objectif. A l'ouest, nous allons continuer à pousser vers le sud en direction du ravin menant à Andreevka.
Lorsque les abords de Semenovka seront stabilisés, nous pourrons attaquer en direction du flanc est d'Andreevka de telle sorte de mener un assaut depuis l'ouest, l'est et le nord.
17h, J0 : étude stratégique approfondie et ordres
Comparaison historique

Nous continuons à prendre de l'avance sur les Soviétiques.
Etude stratégique approfondie et ordres
Nous menons quelques reconnaissances, saisissons opportunément du terrain laissé sans défense, rapprochons nos troupes et notre logistique, et organisons nos attaques sur les flancs ouest et est, et constatons que rien ne s'oppose à commencer à préparer une activité au centre. Sans forte pression, l'idée est surtout de faire subir une attrition à l'ennemi autour de ses points de résistance, nous attaquerons ceux-ci plus tard lorsque leurs flancs, voire leurs arrières, auront été affaiblis.

L'ennemi cherche à perturber nos plans à l'ouest mais nous devrions pouvoir conserver l'initiative en cette fin de journée, l'engagement commence par un secteur où le rapport de force en notre faveur est écrasant. Le renseignement militaire nous alerte toutefois sur le signalement d'un important détachement aérien qui pourrait se diriger vers notre secteur d'un instant à l'autre, il convient de s'attendre à subir des pertes.

Cote 178 : analyse tactique préalable
Ordres spécifiques : attention aux éventuelles attaques aériennes, prévoir un déploiement espacé pour éviter de faciliter le travail de l'aviation ennemie !
17h, 35 °C, nuageux, vent modéré. Les conditions météorologiques pourraient s’améliorer ; la légère dégradation observée est uniquement liée à un orage lointain qui ne nous a pas affectés. Le risque aérien demeure très élevé. En conséquence, nous ordonnons à toutes les unités, infanterie comme véhicules et matériels, de maintenir leurs distances.
L’infanterie progresse vers le territoire adverse. L’ennemi est supposé tenir l’entrée du ravin menant à Andreevka par l’ouest, ainsi que les hauteurs environnantes, où nous anticipons la présence d’équipements de soutien. Nous nous préparons à engager ces positions à l’artillerie.
Nos moyens antichars restent limités : six canons de 45 mm, répartis en deux groupes de trois au nord et à l’est. L’essentiel de la lutte antichar reposera donc sur nos blindés : 21 T-34 et 10 Churchill III (10 T-34 à l’est, 11 T-34 à Zavodskoy au nord, et 10 Churchill III à Zavodskoy au nord-est). Leur engagement devra privilégier une distance réduite face aux blindés adverses, ou un emploi en appui antipersonnel si les capacités antichars ennemies s’avèrent faibles ou inexistantes.
Les unités logistiques, en arrière, mèneront des reconnaissances vers l’ouest. L’absence probable de forces adverses dans ce secteur les rend aptes à suffire à y établir notre présence.
Au total, près de 1 100 personnels sont engagés, traduisant une densité de troupes toujours très élevée sur ce théâtre d’opérations.
Cote 178 : compte-rendu d'après-bataille
L’ennemi nous attendait, appuyé par des véhicules d’infanterie et de nombreux canons antichars de petit calibre, que nous avons sous-estimés. Trois groupes de trois blindés ont été engagés au nord, au nord-est et à l’est. À peine arrivés au nord par la route et déployés le long de celle-ci, l’un des blindés a été gravement endommagé par un tir à distance moyenne. Les deux autres T-34 ont été repliés, de même que les Churchill III, rappelés avant même d’avoir atteint la ligne de front.
Plus au sud, un T-34 a été gravement endommagé par de multiples tirs de ces mêmes canons, à environ 700 mètres, du moins est-ce ainsi que la situation a été interprétée. Les deux autres engins ont également été repliés. L’efficacité ennemie nous a ainsi surpris.
L’infanterie s’est donc trouvée contrainte d’attaquer seule, appuyée légèrement par les mortiers. Compte tenu du rapport de force et d’une attaque menée sur plusieurs axes, l’opération s’est révélée réussie. Les pertes ont toutefois été plus élevées qu’elles n’auraient pu l’être si les blindés avaient été engagés en appui. Les pertes ennemies, elles aussi, auraient pu être plus importantes.
En définitive, l’ennemi a rapidement pris la fuite, s’étant vraisemblablement fixé pour objectif de nous infliger un maximum de pertes opportunistes tout en évitant des pertes lourdes.
Bilan des pertes : sur 1 084 personnels engagés, nous déplorons 25 tués et 75 blessés graves, soit environ 100 pertes. Côté adverse, nous pensons que l'ennemi avait engagé 300 personnels environ ; nous comptons 50 cadavres, prenons en charge 15 blessés graves et faisons 95 prisonniers, soit un total de 160 pertes et un ratio de 1.6 en notre faveur.
Egalement, 2 de nos T-34 sont endommagés par des tirs de canons de 28 mm à plus de 800 mètres, en raison d'une erreur d'appréciation de notre côté, nous pensions qu'ils ne seraient pas capables de percer le blindage de face des T-34 à cette distance. C'est donc un rafraîchissement de notre mémoire, qui nous vaut ce prix à payer. Les deux chars ont été atteints par ces petits canons situés au sud-ouest, et non par des tirs à moyenne distance comme supposé dans le feu de l'action.
Shpakovka-ouest : analyse tactique préalable

17h30, vent modéré, ciel dégagé, 30 °C
Nous manquons de troupes pour opérer efficacement sur cette topographie. Nous disposons de véhicules d’infanterie américains M3A1, qui seront engagés en coopération avec des T-70 sur le flanc ouest, relativement dégagé ; ils auront pour mission de poursuivre les forces ennemies en retraite.
Au centre, l’infanterie n’est pas encore entièrement déployée et manque de densité pour mener un assaut. Dans ces conditions, une attaque reste incertaine, d’autant plus si l’ennemi prend l’initiative avant que nous ne soyons prêts.
Sur la rive nord, nos forces se composent principalement de T-70 accompagnés d’un faible contingent d’infanterie, ce qui les rend peu adaptés à une défense en zone forestière.
L’artillerie et les mortiers sont également pénalisés par une visibilité quasiment nulle. Même au sud-ouest, la situation est aggravée par le manque de profondeur des observateurs, qui peinent à maintenir une distance de sécurité avec l’ennemi tout en conservant une bonne observation de ses positions.
Nous n’engageons au total que 450 hommes, incluant les équipages de 31 T-70, 1 T-34 et 5 M3A1. Cette bataille a été précipitée ; il aurait été préférable d’attendre l’arrivée complète de nos forces.