Sexe Entre Jeunes Filles

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Malawi

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Dans le sud du Malawi existe un rituel initiatique violent : les jeunes filles qui atteignent la puberté doivent avoir des relations sexuelles forcées avec une "hyÚne", un homme désigné par leur famille. Ce viol est encadré par des rÚgles strictes, et il est organisé dans le plus grand secret. Une pratique qui perdure malgré son interdiction.
Ce reportage a reçu le Prix du jeune reporter d'images de tĂ©lĂ©vision du magazine leRotarien – Édition 2017
C’est un passage obligĂ© dans certaines communautĂ©s du sud du Malawi . DĂšs leurs premiĂšres rĂšgles, les jeunes filles doivent passer la nuit avec un homme choisi par la famille, appelĂ© une "hyĂšne", pour marquer leur passage Ă  l’ñge adulte. Il s’agit d’un "apprentissage de la sexualitĂ©" et, dans la croyance locale, d’une nĂ©cessitĂ© pour se "purifier" et se prĂ©munir contre de graves maladies. Mais pour ces jeunes filles, c’est surtout un Ă©vĂ©nement traumatisant : un viol, qui peut Ă©galement donner lieu Ă  une grossesse non dĂ©sirĂ©e.
Les "hyĂšnes" sont des hommes choisis par la communautĂ© et recrutĂ©s secrĂštement par les parents des jeunes filles. Ils sont payĂ©s pour avoir ces rapports sexuels de force. Et toujours sans protection. Une vĂ©ritable catastrophe dans un pays oĂč 10 % de la population est sĂ©ropositive, et encore plus dans cette rĂ©gion pauvre, oĂč 16 % des habitants sont infectĂ©s par le virus .
La pratique est dĂ©sormais interdite, en thĂ©orie, mais dans les zones rurales du Malawi, c’est le droit local qui prime. Difficile alors de faire appliquer la loi. Pourtant, les mentalitĂ©s changent et des voix s’élĂšvent contre cette coutume. Des cheffes de district et des ONG ont dĂ©jĂ  entamĂ© le long combat pour que les jeunes filles du Malawi ne soient plus les victimes de cette tradition.
Le résumé de la semaine France 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine
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Nous avons donc demandé à une spécialiste, Claire Holsteyn , présidente de Sésame (Association d' éducation affective et sexuelle en milieu scolaire , animatrice-intervenante en collÚges et consultante en relations humaines), de répondre aux questions d'ados, garçons et filles, ùgés de 12 à 17 ans, avec la collaboration du CRIPS (Centre régional d'information et de prévention du sida).
Claire Holsteyn : « Oui. Il suffit d'une fois, surtout s'il a lieu vers le 14e jour du cycle, pendant la pĂ©riode d'ovulation . On peut mĂȘme tomber enceinte si les rĂšgles se sont terminĂ©es la veille, car l'ovulation est parfois capricieuse, et le choc psychologique du premier rapport peut la dĂ©clencher. Donc, il faut se protĂ©ger dĂšs le dĂ©but, et c'est impĂ©ratif pour se prĂ©verver des maladies sexuellement transmissibles (sida, hĂ©patite b...) : prĂ©servatif obligatoire et pilule ! »
C. H. : « Au repos, le pénis d'un garçon est mou et orienté vers le bas. Quand il est excité sexuellement (ou parfois involontairement la nuit ou le matin au réveil), son pénis se remplit de sang et se dresse, s'allonge, durcit. C'est l'érection. Cette enveloppe en latex est conçue pour s'adapter au pénis en érection, afin de recueillir le sperme de l'éjaculation. Il préserve ainsi de la grossesse et des maladies sexuellement transmissibles comme le sida . »
Suis-je coincĂ©e ? Comment savoir quand je serai prĂȘte ?
C. H. : « Ose lui dire si tu ne te sens pas prĂȘte. Tu fais ainsi preuve d'estime de soi et de maturitĂ©. Il arrive que les filles le fassent la premiĂšre fois pour faire plaisir Ă  leur copain, par peur de le perdre, parce que ça se fait quand on sort ensemble depuis deux ou trois mois, ou encore parce qu'embarquĂ©es dans une situation imprĂ©vue... Et elles sont déçues. S'il s'intĂ©resse Ă  toi, il comprendra et patientera. Ne « brade » pas ce moment important ! Quand tu seras Ă  l'aise, et en confiance avec lui, l'attirance prendra le dessus et le dĂ©sir viendra spontanĂ©ment. Plus on a envie, plus on a de plaisir ! »
C. H. : « Non. La pilule du lendemain (Norvelo) permet d' éviter une grossesse aprÚs un rapport non protégé. Elle est efficace si elle est prise 72 h maximum aprÚs. Tu peux te la procurer gratuitement auprÚs d'un médecin, dans une pharmacie, avec ou sans ordonnance, dans les centres de planning familial , auprÚs de l'infirmiÚre scolaire . »
C. H. : « Lors de la premiĂšre pĂ©nĂ©tration, l'hymen , petite membrane de peau qui ferme l'entrĂ©e du vagin , se dĂ©chire et provoque une lĂ©gĂšre perte de sang et une petite douleur, vite remplacĂ©e par le plaisir d'ĂȘtre enfin ensemble ! C'est la perte de la virginitĂ© ! Si tu as mal lors des relations suivantes, c'est peut-ĂȘtre parce que ton vagin ne se lubrifie pas naturellement : les filles « mouillent » lorsqu'elles sont excitĂ©es, ce qui facilite la pĂ©nĂ©tration. Tu peux t'aider d' un gel lubrifiant , mais il faut surtout que le garçon te caresse pour Ă©veiller ton dĂ©sir. Si ce n'est pas le cas, choisis-en un plus tendre et plus doux. »
C. H. : « Cela n'arrive pas Ă  chaque rapport ! Patience ! L'orgasme , c'est lorsque le plaisir et la douce chaleur ressentis lors de la pĂ©nĂ©tration s'intensifient pendant quelques secondes et irradient tout le corps. Mais les filles grimpent rarement au septiĂšme ciel les premiĂšres fois. Cela n'a rien Ă  voir avec la frigiditĂ©. Il y a la gĂȘne, la timiditĂ©, l'Ă©motion. Jouir s'apprend avec le temps , en se connaissant, souvent au bout d'une longue complicitĂ© ensemble, en dĂ©couvrant les parties de ton corps oĂč tu aimes ĂȘtre caressĂ©e, comme le clitoris. Et puis, il n'y a pas que la courte jouissance de la pĂ©nĂ©tration dans le plaisir amoureux, mais plein d'autres jeux. Peut-ĂȘtre aussi que ce garçon ne te convient pas ? Si tu t'inquiĂštes, consulte une gynĂ©co. »
C. H. : « Les « prĂ©liminaires », ce sont les caresses, les baisers, les cĂąlins. Mais ce qui est pĂ©nĂ©tration du sexe de l'un dans le corps de l'autre, comme la fellation (le sexe dans la bouche) ou la sodomie (pĂ©nĂ©tration anale), ne fait pas partie des prĂ©liminaires , c'est un rapport sexuel . Ces pratiques, surtout au dĂ©but de la vie sexuelle , ne sont pas forcĂ©ment source de plaisir pour une femme. La sodomie peut faire mal. C'est normal que tu aies une rĂ©ticence, et tu as le droit de dire non si tu n'en as pas envie. Sans te sentir coupable. Tu crains peut-ĂȘtre, en refusant, d'ĂȘtre rejetĂ©e par ton copain, mais y ĂȘtre obligĂ©e, ce n'est plus de l'amour, ni de la part de celui qui l'impose, ni pour celle qui le subit. Un acte forcĂ© est un viol . »
C. H. : « Non ! Les films pornos mettent en scĂšne des rapports sexuels effectuĂ©s par des acteurs qui jouent un rĂŽle dans le but d'exciter le spectateur (et plutĂŽt le spectateur masculin pour qui ils sont faits). Donc, les images, sons, attitudes sont surdimensionnĂ©s, depuis les prouesses de l'homme jusqu'aux cris de jouissance de la femme ! Dans la rĂ©alitĂ©, les rĂ©actions au plaisir, au moment oĂč le cƓur bat plus vite et oĂč le souffle s'accĂ©lĂšre, sont diffĂ©rentes pour chacun et peuvent ĂȘtre moins spectaculaires ! »
Astuces, bons plans, coups de cƓur on vous tient informĂ©es !


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Dans une vidéo Snapchat publiée le 2 septembre dernier, l'ex candidate de téléréalité Maeva Ghennam a provoqué la polémique aprÚs avoir fait la promotion d'interventions esthétiques pour se "rajeunir le vagin". En rebond, on a posé six questions trÚs simples à Ghada Hatem, gynécologue, médecin-cheffe présidente et fondatrice de la Maison des Femmes.
Ghada Hatem : Un vagin, c'est un couloir qui permet d'accĂ©der au col de l'utĂ©rus et donc c'est un tube creux, qui est aplati quand il est vide, c'est ça la dĂ©finition anatomique. Et donc ça se trouve complĂštement Ă  l'intĂ©rieur du corps. La vulve, c'est plutĂŽt l'aspect extĂ©rieur de l'appareil gĂ©nital et la vulve comprend des organes tels que les grandes lĂšvres, les petites lĂšvres, le capuchon du clitoris et le clitoris lui-mĂȘme, qui sont donc des formes anatomiques en relief.
Ghada Hatem : Tout est possible. On peut refaire de la chirurgie esthĂ©tique sur n'importe quelle zone de son corps, la question c'est : est-ce que ça a un effet ? À quoi ça sert ? La plupart du temps, ce qui est demandĂ©, ce sont des nymphoplasties. La nymphoplastie est trĂšs, trĂšs Ă  la mode en ce moment, notamment parce qu'on a fait croire aux jeunes filles qu'un sexe joli, c'Ă©tait un sexe prĂ©pubĂšre, c'est ça qu'on voit dans les vidĂ©os YouPorn et autres, alors que c'est juste un sexe qui n'a pas fini de mĂ»rir.
Beaucoup de jeunes filles viennent nous demander de leur refaire les petites lÚvres, en général pour les faire plus petites, quasiment jamais pour les faire plus grandes, parce qu'elles trouvent que leurs lÚvres sont trop longues, trop grandes, c'est inesthétique, c'est disgracieux... En vrai, c'est juste parce que ça ne ressemble pas à l'image qu'elles en ont.
Ghada Hatem : Il est certain que le vagin d'une femme de 50 ans qui a eu trois enfants n'est pas celui d'une petite fille de 12 ans. Lequel vagin n'est pas supposĂ© servir Ă  avoir une sexualitĂ©, quand mĂȘme, je le rappelle. On peut opĂ©rer les vagins dans certaines circonstances, par exemple aprĂšs des accouchements, notamment si les bĂ©bĂ©s sont trĂšs gros, il peut y avoir une distension du vagin et notamment des muscles releveurs, il peut y avoir des dĂ©chirures, des situations douloureuses pendant les rapports, et dans ces cas-lĂ , on va rĂ©intervenir sur le vagin, bien sĂ»r. Mais on ne fait jamais de chirurgie vraiment esthĂ©tique du vagin, d'abord parce que personne ne le voit. 
Ghada Hatem : Tout acte inutile peut ĂȘtre potentiellement dangereux. On a l'impression, quand mĂȘme, d'une mĂ©decine un peu consumĂ©riste, de vendre du rĂȘve en incitant les jeunes filles Ă  se faire faire des choses qui les rendraient plus heureuses, puisqu'au final, c'est probablement de ça qu'il s'agit, et je pense que la dĂ©ception est au bout. C'est aussi pour ça qu'on opĂšre trĂšs, trĂšs peu de nymphoplasties, parce que parfois les jeunes filles ont une idĂ©e trĂšs rĂȘvĂ©e de la vulve idĂ©ale, et elles n'auront jamais cette vulve idĂ©ale, donc on va, la plupart du temps, vers de la dĂ©ception. Et c'est pour ça qu'on opĂšre que les personnes gĂȘnĂ©es, parce que quand on opĂšre une gĂȘne, lĂ  pour le coup, le bĂ©nĂ©fice est au rendez-vous.
Ce qui est mutilant, c'est d'avoir recours Ă  une chirurgie dont on n'a pas besoin. Et c'est lĂ  qu'il faut ĂȘtre trĂšs vigilant, pour la vulve, comme pour tout le reste de nos organes. 
Ghada Hatem : Toutes les vulves sont normales, sauf quand il y a des maladies, des kystes et des tumeurs, des déformations particuliÚres, mais toutes les vulves sont normales. Sauf qu'elles sont toutes différentes. Il y a des centaines de milliers de vulves, d'abord le corps humain n'est pas trÚs symétrique, donc si vous avez une petite lÚvre un peu plus grande qu'une autre, c'est tout à fait normal.
Ghada Hatem : La plupart du temps, c'est comme un four auto-nettoyant, il n'y a rien à faire, il ne faut surtout pas mettre du produit, du savon, laver, ça décape, ça change la flore dans notre vagin, il y a des microbes mais ils sont là pour une bonne raison, ils protÚgent contre l'arrivée de microbes plus nocifs, donc il ne faut surtout pas y toucher.
Si vous avez une infection, des pertes, de l'inconfort, oui, il faut en prendre soin. Et enfin, si vous ĂȘtes victime de sĂ©cheresse vaginale, vous pouvez rajouter des hormones locales qui vont amĂ©liorer la trophicitĂ©, donc la qualitĂ© de votre vagin, ou des crĂšmes, mais ça c'est vraiment sur indication mĂ©dicale.
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