Parlement : une session sur tapis rouge

Parlement : une session sur tapis rouge

Azize MBOHOU

#Politique

Sénateurs et députés reprennent du service pour le traditionnel examen du projet de loi de finances et surtout pour la prestation de serment du président élu

Le Sénat est déjà à sa deuxième législature, sans jamais avoir eu le privilège d’assister à la prestation de serment d’un président élu. Difficile donc de doucher l’enthousiasme et l’impatience des sénateurs, à quelques jours de l’ouverture de cette session parlementaire de novembre. Car, de toute évidence, la parade républicaine la plus solennelle, la prestation de serment du chef de l’Etat, interviendra dans quelques jours.

Ce sera, comme le dispose l’article 140 alinéa 2 de la loi portant Code électoral, en présence du parlement (Sénat et Assemblée nationale), du Conseil constitutionnel et de la Cour suprême réunis en séance solennelle. Un évènement qui doit se dérouler une fois tous les sept ans. La session de novembre qui s’ouvre vendredi met donc le parlementaire devant sa mission constitutionnelle de participant à la prestation de serment du président élu, Paul Biya, candidat du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) en l’occurrence.

Comme on le sait, c’est le président de l’Assemblée nationale, qui « reçoit le serment » du président de la République. En outre, la cérémonie se tiendra au Palais de l’Assemblée nationale, palais du peuple. Car, à la lecture de l’article sus-évoqué, le président de la République prête serment devant le peuple camerounais. La prestation de serment attendue, ne saurait mettre sous éteignoir l’important travail parlementaire lié à l’examen du projet de loi de finances de l’exercice 2019.

En effet, il est attendu du gouvernement le dépôt dudit projet de loi, qui constituera le plat de résistance de la session. En attendant que le montant de l’enveloppe soit dévoilé, il est clair que les parlementaires devront examiner les propositions du gouvernement dans un contexte de mise en œuvre des premiers piliers des « Grandes opportunités ».

L’on se souvient que le budget de l’année qui s’achève était de 46 89,5 milliards de F, avec l’ordonnance présidentielle du 4 juin dernier qui avait modifié et complété la loi de finances 2018. Conséquemment, les charges du budget général du Cameroun étaient passées de 4 513,5 milliards à 4 689,5 milliards de F. Ce qui a représenté une hausse de 176 milliards de F.

Sur cette base, le Cameroun a pu, au cours de l’année qui s’écoule, conduire et achever plusieurs grands chantiers, organiser l’élection présidentielle, piloter d’importants projets liés à l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN Total 2019), entre autres.

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