Les charmes de Beijing
Sorèle GUEBEDIANG à BESSONG
#Societe
La capitale de l’empire du milieu, pays audacieux avec ses gratte-ciel est un modèle pour les pays en voie de développement.
Beijing, capitale de la République populaire de Chine, nous y sommes. Loin des images regardées via des documentaires. A la faveur d’un séminaire de formation organisé par le Centre de formation du Groupe de publication internationale de Chine du 17 juillet au 8 août dernier, 19 journalistes camerounais se sont rendus dans l’Empire du milieu pour vivre le rêve chinois.
Les yeux constamment rivés vers le ciel au cours de leurs différentes visites, ils ont touché du doigt cette puissance qu’est la Chine. Ils sont passés par le collège impérial, siège historique de l’éducation chinoise, à la base de l’industrie créative et du design industriel (DRC de Beijing) tout comme la zone de démonstration nationale pour l’innovation de Zhongguancun ou encore la China.Net, siège du développement et de l’innovation des médias en ligne.
Ils ne se sont pas arrêtés là. La radio internationale, le groupe StarTimes, entreprise spécialisée dans le développement international de groupes de médias chinois a constitué une autre étape. L’émerveillement était à son comble.
Que de buildings et de gratte-ciel admirés de près ou de loin. Dans leur splendeur, tous rivalisent d’ingéniosité, côté architecture. Leur hauteur et leur confort douillet.
« La Chine ne se raconte pas, elle se vit. Je ne sais pas par quel bout commencer pour exprimer ce que je ressens », lâche Agnès Sylvienne Andzama, journaliste à la CRTV-Radio.
Le charme de la métropole la plus peuplée au monde n’a laissé personne indifférent. « Comment les Chinois ont-ils procédé pour atteindre ce niveau de développement ? On se croirait sur une autre planète. Quelle inspiration de la part des designers », s’extasie Bertine Emvoutou Biwolé, journaliste à la Dan Broadcasting System, chaîne de TV au Cameroun.
La magnificence de Beijing, capitale située au nord de la Chine repose sur sa population dynamique, travailleuse et respectueuse des institutions du gouvernement central. Au Xi Jao Hôtel où le groupe de journalistes camerounais avait établi ses quartiers, les uns et les autres ont eu l’opportunité de côtoyer le quotidien des travailleurs chinois.
Levé au petit matin, le personnel hôtelier chargé de la restauration s’activait pour que le petit déjeuner soit prêt dès 7h et pour être clos à 9h.
Tout comme à l’heure du repas de midi ou du dîner à 18h. Fidèle à son poste de travail, chaque employé chinois effectue une tâche précise dans son domaine. Pas question d’effectuer plusieurs travaux à la fois. « Cette façon de faire permet à chacun de donner le meilleur de lui-même et cela évite d’être dispersé », confie Léa, interprète.
Contrairement à d’autres pays, dans l’Empire du milieu, les personnes âgées demeurent utiles. Elles proposent leurs services dans l’hygiène et la salubrité des rues, les toilettes des hôtels et autres espaces ouverts. « Ce n’est pas parce que l’on a 60 ans et plus qu’on ne peut plus travailler.
L’occupation de ces vieilles personnes est une formee de contribution à la bonne marche de la société et le salaire les place à l’abri du besoin », explique-t-on. Et le résultat est matérialisé par des rues si bien astiquées qu’on peut s’y mirer.
Toujours à Beijing, qui est l’une des quatre municipalités du pays, le parc automobile a fière allure. Des coupes et marques de véhicules se disputent la vedette. Elles sont toutes neuves sans égratignures.
Normal, les autoroutes à quatre voies par sens) rendent la circulation bien aisée. C’est pourquoi la plupart des chauffeurs sont accrochés à leur téléphone portable en conduisant. Même les taxis ne font pas dans la dentelle. L’option « VIP » donne de l’allure aux passagers d’un certain rang. Ici, on ne « bâche pas ».
Le client est roi et règle sa note en fonction de la distance parcourue et du montant affiché au compteur à destination. Les vieilles guimbardes n’ont pas de place. « Les voitures ont une durée d’utilisation de 15 ans. Après, on les renvoie dans les usines de fabrication pour recyclage ou alors on les exporte.
C’est pourquoi les nôtres sont parquées dans notre garage », indique un responsable de l’ambassade du Cameroun en Chine. Beijing, la charmante fait succomber chacun de ses visiteurs.