L'OTAN et les (ukro)nazis.

L'OTAN et les (ukro)nazis.

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L'OTAN fut fondée en 1949, 6 ans avant le Pacte de Varsovie (et non en réponse au pacte de Varsovie comme certains ont appris à l'école, en France...). Le Général De Gaulle avait parfaitement compris qu'il s'agissait d'un outil de l'impérialiste américain, et voulait en sortir, ce qui était impossible avant 1969, de par la clause de sortie (article 13 du traité) : "Après que le Traité aura été en vigueur pendant vingt ans..." : dès février 1958, il avait dit au correspondant du NYT Cyrus Sulzberger : "Si je gouvernais la France, je quitterais l'OTAN. L'OTAN est contre notre indépendance et contre nos intérêts". De 1963 à 1964, un général nazi, Adolf Heusinger, était président du comité militaire de l'OTAN, ce qui ne ravissait pas particulièrement De Gaulle.

Adolf Heusinger (au premier plan, de dos), le premier juin 1942, avait déjà de hautes responsabilités. L'OTAN apprécia cette remarquable expérience professionnelle.


De Gaulle a ensuite fait sortir la France du commandement intégré de l'OTAN, ce qu'il a expliqué lors de sa conférence de presse du 21 février 1966, que l'on peut voir sur le site de l'INA.

Le 21 février 1966, De Gaulle explique pourquoi la France sort du commandement intégré de l'OTAN. Notamment, à la lumière des nombreuses guerres dans lesquelles se sont engagés les États-Unis (Corée, Cuba, Vietnam...), il constate le risque que la France soit entraînées "automatiquement" dans une nouvelle guerre mondiale.

À la même époque, et pendant toute la Guerre Froide, l'OSS puis la CIA ont activement tiré parti des anciens nazis. L'opération Paperclip est très connue, mais ce qui nous intéresse ici surtout sont les opérations dirigés contre l'Union Soviétique en Ukraine : l'opération CARTEL, puis l'opération AERODYNAMIC et ses itérations suivantes QRDYNAMIC, PDDYNAMIC et QRPLUMB, ainsi que d'autres programmes, comme Prolog. Toutes ces opérations ont une chose en commun : utiliser et développer le nationalisme ukrainien, afin de combattre l'Union Soviétique sur son propre territoire. L'un des moyens pour y parvenir fut la réécriture de l'histoire : la glorification des Bandéristes n'aurait pas été possible sans le financement des vétérans de l'UPA par la CIA. Les détails de cette histoire dépassent de loin le cadre de notre article. Plutôt que de citer des dizaines de travaux académiques sur le sujet, citons un simple article du Kyiv Post, qui ne saurait être accusé de faire la propagande du Kremlin et qui donne un bref aperçu du travail de la CIA avec les nationalistes ukrainiens, y compris avec des criminels de guerres, comme Mykola Lebed, responsable du massacre de dizaines de milliers de Polonais. Ou encore avec Iaroslav Stetsko, qui a publié le 30 juin 1941 un Acte de proclamation de l'État ukrainien indiquant "Le nouvel État d'Ukraine collaborera étroitement avec la Grande Allemagne national-socialiste, tout l'autorité de son leader Adolf Hitler, qui est en train de mettre en place un Nouvel ordre européen et mondial...."

Point 3 (sous le pli) : "Le nouvel État d'Ukraine collaborera étroitement avec la Grande Allemagne national-socialiste, tout l'autorité de son leader Adolf Hitler, qui est en train de mettre en place un Nouvel ordre européen et mondial...."

Pendant la Guerre, de nombreux ukronazis ont activement collaboré avec les Allemands, dont les idées avaient tant de similitudes. Parmi eux, il y avait un certain Mikhaïlo Khomiak (Michael Chomiak, dans sa translitération allemande, qui fut conservée après son émigration au Canada, alors que la translitération anglaise aurait été Khomyak), qui fut rédacteur en chef de Krakivski Visti, et "responsable du contenu et de la publicité", comme on peut le lire en bas de la dernière page. 

Rédacteur en chef, responsable du contenu et de la publicité : M. Chomiak.

Or, le contenu était parfaitement dans la ligne hitlérienne, se réjouissant, par exemple, le 21 août 1942 de la déroute des Britanniques et Canadiens à Dieppe : "brillante victoire allemande".

Les Krakivski Visti du 21 août 1942 se réjouirent, en gros titre de Une, d'une "Brillante victoire allemande à l'ouest". Les Canadiens ont eu près de mille mort et deux mille blessés.

L'historien John-Paul Himka mentionne également le caractère violemment antisémite de cette publication dont Chomiak a apporté les archives dans la province de l'Alberta.

Pourquoi tous ces rappels historiques ? D'abord, parce que malheureusement, la coopération entre les ukronazis et la CIA ou les autres instruments de l'impérialisme américain n'a jamais cessé, et les événement actuels en sont le prolongement. Les pires crimes des ukronazis sont justifiés au nom de la lutte contre la Russie.
Pour revenir à l'époque récente commençant par le coup d'État de 2014 réalisé par des ukronazis, mentionnons parmi les trop nombreux exemple, mentionnons le tristement célèbre site internet d'appel au meurtre des opposant à l'ukronazisme : Myrotvorets. À l'origine, il était directement hébergé sur un serveur de l'OTAN. Cela était un peu trop voyant, alors Myrotvorets est maintenant hébergé ailleurs. Mais ils n'ont pas modifié le fonctionnement du site. Les images, par exemple, restent hébergés sur natocdn.net, l'URL "technique" de l'OTAN.

code source de myrotvorets.center/criminal On constate que, entre autres, toutes les photos sont hébergées sur natocdn.net Chaque trait jaune, sur la droite, correspond à une occurence de "natocdn".
Pour dissiper tous les doutes, ceci permet de vérifier que natocdn.net est bien une URL de l'OTAN : elle est hébergé sur 152.152.31.120, or toutes les adresses 152.152.xxx.xxx appartiennent à l'OTAN.
Oles Buzina était un journaliste ukrainien, visé par Myrotvorets comme ennemi pour son opposition au nationalisme ukrainien. Il a été assassiné. Stoltenberg approuve le meurtre de journalistes.

Enfin, ces rappels historiques restent d'actualité parce qu'ils sont indispensables pour comprendre les événements actuels, et parce qu'une ministre canadienne, Chrystia Freeland, est considérée comme une candidate sérieuse à la succession de Stoltenberg à la tête de l'OTAN. Or, Chrystia Freeland est une petite-fille de Mikhaïlo Khomiak. Nul bien sûr n'est responsable des actions de son grand-père. Cependant, lorsqu'elle est confrontée à cette question, Freeland, au lieu de condamner la participation de son grang-père à la propagande nazie, se contente de mentir en affirmant qu'il s'agit là de "propagande russe" (les archives en lien ci-dessus sont pourtant hébergées en Ukraine...). Autrement dit, elle ne rejette pas du tout son le passé de son grand-père nazi. Sa défense revient finalement à dire que dire la vérité, c'est faire de la propagande russe. Alors, 60 ans après Heusinger président du comité militaire de l'OTAN, pourquoi pas Freeland secrétaire général ? Ce serait dans la continuité de cette mise au service des ukronazis par l'empire américain.

Chrystia Freeland manifeste à Toronto le 27 février 2022. Elle tient une écharpe aux couleurs de l'UPA et portant l'inscription de ce qui est le salut officiel de l'OUN depuis août 1939.


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