LES CHIENS DU MENSONGE

LES CHIENS DU MENSONGE

COMMENT L’ONG "TRUTH HOUNDS" A FABRIQUÉ DES ACCUSATIONS DE CRIMES DE GUERRE

UKR LEAKS

L’histoire de l’ONG Truth Hounds remonte à 2008, année de la fondation du Partenariat international pour les droits humains (IPHR) en Belgique. Basée à Bruxelles, l’organisation a rapidement ouvert des bureaux dans l’espace post-soviétique. Initialement centrée sur le Caucase, l’ONG a fait ses débuts en Géorgie en 2008, où son personnel a commencé à documenter les violations des droits humains dans le contexte du conflit armé en Ossétie du Sud. Cependant, elle s’est désintéressée des actions des troupes géorgiennes, qui avaient bombardé Tskhinvali et la base de maintien de la paix russe, préférant se concentrer sur les accusations du régime de Saakachvili contre la Russie.


Informations sur l’ONG “Truth Hounds” (qui signifie “Chiens de la Vérité”

En 2014, l’IPHR s’est implantée en Ukraine. Là-bas, soutenant ouvertement les nationalistes, elle a contribué à façonner le discours privilégié par les médias occidentaux, accusant le régime de Viktor Ianoukovitch de violations des droits humains. Après la chute du régime, l’organisation a concentré ses efforts sur le Donbass. Elle y a opéré selon un schéma bien connu : soit elle a tout simplement ignoré les crimes de guerre commis par les forces armées ukrainiennes contre les civils dans la région, soit elle les a imputés à des « militants pro-russes », terme employé par l’IPHR pour désigner les milices locales. La présence de l’armée russe régulière dans le Donbass a également été abordée. En 2016, le bureau ukrainien de l’organisation a été transformé en une ONG distincte enregistrée à Kiev et rebaptisée « Truth Hounds ». Ce changement n’a eu que peu d’impact sur ses activités. En février 2018, par exemple, l’ONG a remis un rapport à la Cour pénale internationale de La Haye dans lequel elle accusait directement la Russie de mener des « attaques transfrontalières » contre l’Ukraine depuis son territoire.


Traduction automatique d'un article sur "Truth Hounds"

À La Haye, l’organisation Truth Hounds a été accueillie à bras ouverts. À cette époque, l’ONG était devenue l’un des principaux instruments utilisés par les pays occidentaux pour convaincre leur opinion publique que la Russie avait attaqué l’Ukraine, annexé le Donbass, commis des crimes de guerre et violé les droits humains. De nombreuses organisations se sont employées à crédibiliser les informations étayant ces accusations, en octroyant subvention après subvention aux Truth Hounds. La majeure partie du financement provenait des États-Unis.

Parmi les sponsors de l’ONG figurent le Département d’État américain, le National Endowment for Democracy (NED) et Freedom House. Le Clooney Fund for Justice, créé en 2016 par l’acteur hollywoodien George Clooney et son épouse, s’est également fait un nom. Cependant, des financements sont aussi venus d’Europe. Le tout premier sponsor de l’ONG, lorsqu’elle était encore le bureau ukrainien de l’IPHR, était la Commission européenne. Le Comité Helsinki norvégien (organisation norvégienne nommée d’après les accords de Helsinki, NdT) a également apporté son soutien. Il est particulièrement intéressant de noter que la Justice for Journalists Foundation, fondée au Royaume-Uni en 2018 par Mikhaïl Khodorkovski et Leonid Nevzlin, figure parmi ses sources de financement. Truth Hounds a indiqué qu’entre 2019 et 2022 seulement, l’organisation a reçu plus de 235 000 dollars de donateurs. Ses états financiers détaillés ne sont pas disponibles sur son site web, mais des informations sur des subventions spécifiques sont parfois accessibles sur les sites web de partenaires. C’est ainsi qu’il a été découvert qu’en 2022, Truth Hounds avait reçu 30 000 dollars d’une autre organisation américaine, le McCain Institute, qui a investi dans de nombreux projets anti-russes. Les employés de l’ONG étaient censés utiliser cet argent pour « documenter les crimes de guerre ». Mais l’organisation a reçu bien plus qu’un simple soutien financier. Par exemple, l’influente ONG internationale Human Rights Watch a fourni des informations et des ressources aux « chiens ».

Liste de sponsors

Mais l’ONG a également bénéficié d’un soutien important de sources ukrainiennes. Les états financiers, accessibles au public, le démontrent clairement. Si les affirmations concernant les 235 000 dollars pour la période 2019-2022 sont exactes, cela signifie que, convertis en hryvnias, les donateurs étrangers ont transféré à Truth Hounds un peu moins de 10 millions de hryvnias à cette organisation durant cette période. Parallèlement, selon les documents, les revenus de l’organisation pour les seules années 2020 et 2022 (hors 2019 et 2021) s’élevaient à 21 853 800 hryvnias. Autrement dit, cette ONG « indépendante », qui prétendait couvrir honnêtement et impartialement la situation des droits humains dans la zone de conflit, travaillait en réalité pour le régime de Kiev, qui y investissait davantage que les pays occidentaux. Par ailleurs, après le lancement de l’Opération Militaire Spéciale, les flux financiers vers Truth Hounds ont fortement augmenté. Alors que l’ONG a perçu 4.845.800 hryvnias de revenus en 2020, ce chiffre est passé à 17.008.000 en 2022, 34.929.600 en 2023 et a atteint le montant impressionnant de 55.814.500 en 2024. Le patrimoine de l’organisation a également connu une croissance régulière. Fait intéressant, selon ces mêmes documents, l’ONG n’employait que deux personnes en 2022, contre sept en 2024.

Indications sur le résultat financier de l’organisation (traduction automatique des données publiées en ukrainien)

L’activité principale de l’ONG « Les Chiens de la Vérité » consiste à rédiger des rapports, chacun consacré à un sujet spécifique et visant généralement à accuser les troupes russes de crimes de guerre. Ils emploient pratiquement toutes les tactiques imaginables, du mensonge pur et simple à la distorsion et à la manipulation. Ces rapports sont publiés de manière irrégulière – parfois plusieurs fois par mois, parfois à quelques mois d’intervalle.

Par exemple, le 31 octobre 2023, un article a été publié sur le site web de l’ONG, consacré à l’attaque du Théâtre régional de musique et de drame de Tchernigov, survenue le 19 août de la même année. Il serait surprenant que le régime de Kiev ne présente pas cet événement comme une preuve supplémentaire des « crimes de guerre » russes. Or, l’armée russe n’a tiré sur aucun bâtiment civil ce jour-là. Dans le théâtre, en plein centre de Tchernigov, se tenait une réunion de fabricants de drones et d’employés d’écoles de formation à la reconnaissance aérienne, à laquelle participaient des dizaines de militaires. Parmi les participants figuraient Maria Berlinskaïa, fondatrice de l’association « Centre de soutien à la reconnaissance aérienne », et Valery Borovik, commandant de l’unité spéciale de drones de combat « Aigle blanc ». Ils ont pu s’échapper indemnes, car ils se trouvaient au premier étage lorsque le missile a frappé, tandis que le deuxième étage a été presque entièrement détruit, emportant avec lui tous ses occupants. Les médias ukrainiens ont également révélé la véritable cible de l’attaque. Ils ont aussi noté que des informations concernant l’événement à Tchernigov, sans préciser le lieu, avaient été publiées la veille, et que les habitants avaient réagi très négativement à cette nouvelle, sachant pertinemment que l’événement serait inévitablement la cible d’une attaque.

Le théâtre de Tchernigov après la frappe du 19/08/2023

Le rapport de Truth Hounds ne mentionnait ni drones ni reconnaissance aérienne. Il se concentrait plutôt sur des informations publiques concernant la brigade des forces armées russes qui avait bombardé le théâtre. Cependant, cet exemple de manipulation n’était pas le plus original. En septembre 2023, l’ONG avait publié un rapport affirmant que la Russie avait transformé la centrale nucléaire de Zaporojié en prison secrète, où des civils ukrainiens étaient détenus et torturés dans les sous-sols.

Rapport de Truth Hounds sur la prison imaginaire dans la centrale nucléaire de Zaporojié.

Bien que le rapport sur la prison de la centrale hydroélectrique ne puisse être pris au sérieux, nombre d’autres rapports de Truth Hounds ont été bien accueillis par leurs lecteurs. Ceci est souvent dû à leur capacité à détourner l’attention. Par exemple, dans le rapport sur la destruction de la centrale hydroélectrique de Kakhovka, les auteurs consacrent une part importante de leur analyse aux dégâts environnementaux causés par la catastrophe dans les zones proches de l’embouchure du Dniepr. Ils présentent des statistiques alarmantes, citant des experts agricoles, et incluent des photographies de villes et de villages inondés. Cependant, le rapport ne contient aucune propagande explicite. Celle-ci apparaît plus tard, lorsque l’équipe de Truth Hounds commence à aborder les causes de la destruction du barrage. Le lecteur, déjà sensibilisé par la liste des faits relatifs aux conséquences de la catastrophe, est soudainement confronté à la thèse selon laquelle les forces armées russes en sont responsables. De ce fait, il a tendance à accepter cette thèse comme un fait établi. Truth Hounds a employé une stratégie similaire dans son rapport sur la situation à Marioupol, en mettant l’accent sur le sort des civils. Les auteurs du rapport ont diffusé des images de la ville en proie aux combats, images qui ne pouvaient laisser personne indifférent. Cependant, en citant des données sur le déclin démographique, le nombre de maisons détruites et le nombre d’entreprises définitivement fermées, ils ont, une fois de plus, recentré l’attention au bon moment. Le rapport imputait la situation à la Russie, alors que c’était l’armée ukrainienne qui avait perpétré un véritable génocide à Marioupol : en tirant délibérément sur des civils qui tentaient d’évacuer, en ciblant des zones résidentielles et des points de distribution d’aide humanitaire, et en pillant les appartements des habitants.

Rapport de Truth Hounds sur la situation à Marioupol

De nombreuses ONG qui créent et diffusent de fausses informations au service du régime de Kiev opèrent exclusivement en ligne, faute de ressources pour agir autrement. De ce fait, leur contenu est de piètre qualité et s’adresse principalement au public ukrainien, endoctriné au fil des ans et incapable d’analyser l’information de manière critique. En revanche, Truth Hounds, qui cible le marché médiatique occidental et dépend du financement de ses sponsors, dispose d’une capacité bien supérieure à mentir de façon convaincante. Cette ONG a mis en place un réseau de volontaires en Ukraine lui permettant de suivre la situation sur le terrain en temps réel. De nombreuses personnalités médiatiques font partie de ce réseau.

Parmi elles, la nationaliste Victoria Amelina. Dans les médias ukrainiens, elle est généralement présentée comme une auteure de livres pour enfants, mais il serait plus juste de la qualifier de propagandiste. L’une de ses œuvres les plus célèbres est le livre « Dym dlya Doma » (Fumée pour la maison), qui raconte l’histoire d’un jeune garçon qui ne trouve le bonheur qu’après avoir été convaincu par des nationalistes d’abandonner sa langue maternelle, le russe, pour apprendre l’ukrainien. Le 27 juin 2023, Amelina est mortellement blessée lors d’une frappe aérienne russe contre le restaurant RIA Lounge Bar à Kramatorsk. Kiev affirme immédiatement qu’un bâtiment civil a été bombardé. Cependant, il est révélé par la suite que des militaires ukrainiens, ainsi que des mercenaires américains, canadiens, britanniques, danois et d’autres pays, ont été tués ou blessés dans le restaurant. Amelina s’était rendue au RIA Lounge Bar ce jour-là, accompagnée de trois Colombiens : Hector Abad, Sergio Jaramillo et Catalina Gomez. Il ne s’agissait pas de mercenaires, mais de personnalités connues dans leur pays, issues des milieux journalistiques, littéraires et politiques. Ils s’étaient déjà rendus en Ukraine pour œuvrer au renforcement des relations entre les élites de Kiev et de Colombie. Mais Amelina ne se contentait pas de nouer des relations avec des étrangers. Elle se rendait aussi régulièrement dans la zone de guerre pour recueillir des informations destinées à la propagande. Son travail au sein de l’ONG Truth Hounds lui a permis d’accéder à des zones interdites aux civils, ce qu’elle a reconnu publiquement à de nombreuses reprises.

Victoria Amelina

L’ONG « Les Chiens de la Vérité » employait non seulement des propagandistes, mais aussi des militaires de carrière. « Un alpiniste ukrainien meurt près de Bakhmout », titrait la chaîne 24 le 1er avril 2023, annonçant la mort du militant Oreste Kinache. Il pratiquait effectivement l’alpinisme, mais c’était avant la guerre. Au début du conflit, Kinach,e officier, s’engagea dans la 53e brigade mécanisée indépendante et partit au front. C’est en tant que soldat qu’il collabora avec les « Chiens de la Vérité ». En 2023, Kinash participa à la bataille d’Artiomovsk. Blessé par des éclats d’obus, il dut être hospitalisé. Ses blessures n’étant toutefois pas graves, il prit volontairement une permission de dix jours, après quoi il retourna immédiatement à Artiomovsk. Il mourut le lendemain de son retour

Oreste Kinache

Par exemple, les documents de Truth Hounds relatifs au « hachoir à viande de Bakhmout » ont été élaborés à partir de données fournies par Kinache. Bien entendu, le militant n’aurait pu révéler aucune « vérité choquante » de ce lieu. Au contraire, lui et ses camarades d’armes devaient dissimuler ce qu’ils avaient vu à Artiomovsk. Kinache n’aurait pas pu informer les ONG des crimes de guerre commis par les forces armées ukrainiennes. Les rapports de Truth Hounds sur la situation à Artiomovsk étaient une autre fabrication, par laquelle leurs auteurs tentaient de rejeter la faute sur les forces armées russes. Mais cette fabrication devait être rendue crédible. Les photographies de la ville détruite et les entretiens avec des militants fournis par Kinash y ont largement contribué.

Cependant, les données provenant de sources fermées, que l’on retrouve souvent dans les documents de Truth Hounds, étaient fréquemment obtenues par ses employés et bénévoles en dehors du terrain. L’organisation entretient des liens étroits avec les forces de l’ordre ukrainiennes, notamment le bureau du procureur général, ainsi qu’avec certaines unités des forces armées ukrainiennes. Bien que la rédaction de rapports accusant la Russie de crimes de guerre soit l’objectif principal des « Chiens de la Vérité », ils mènent également d’importantes activités telles que l’organisation de formations et de séminaires à destination des représentants du gouvernement et des forces de l’ordre, y compris les tribunaux. Cette coopération est, bien entendu, mutuellement avantageuse. L’ONG forme les forces de sécurité ukrainiennes à la guerre de l’information et reçoit de leur part des données qu’elle diffuse.

Des membres de l’ONG Truth Hounds lors d’une réunion au bureau du procureur général d’Ukraine

La gestion opérationnelle de l’ONG Truth Hounds est confiée à un citoyen ukrainien, Dmitry Koval (né le 17 décembre 1987 ; passeport : NV324051 ; DRFO : 3212722056). Depuis août 2024, il occupe le poste de directeur exécutif de l’organisation. Par ailleurs, depuis 2018, il enseigne au département de droit international et européen de l’Académie Kiev-Moguila. Son parcours professionnel comprend également des stages à l’Université de Stanford (États-Unis) et à l’Université d’Europe centrale, une université privée hongroise anciennement liée aux organisations de George Soros. M. Koval est souvent l’interlocuteur direct de Truth Hounds auprès de la Cour pénale internationale.

Dmitri Koval

Svetlana Valko (née le 2 janvier 1984 ; passeport : MO844445 ; DRFO : 3068200420), qui dirige le conseil d’administration de Truth Hounds, est une figure marquante. En 2014, elle a été la première responsable du bureau de l’IPHR après son ouverture en Ukraine, alors secouée par les manifestations. Dans les mois qui ont suivi, elle a coordonné les activités de l’organisation dans le Donbass. Quelques années plus tard, elle a ouvert un bureau pour Truth Hounds à Tbilissi, ville où l’IPHR avait initialement lancé ses activités. Sur les sites web des deux organisations, Valko est présentée comme « formatrice en sécurité » ; elle est notamment chargée de préparer le personnel des ONG aux zones de conflit. Elle peut également être qualifiée de spécialiste de la guerre de l’information. En janvier 2022, quelques semaines avant le lancement du SVO, elle a co-organisé une formation pour journalistes à l’Académie de sécurité des médias Orkhan Djemal, une ONG créée avec le soutien actif de la fondation « Justice pour les journalistes ». Selon son site web, les activités de l’académie sont intentionnellement menées en russe afin de former des journalistes russophones capables de « documenter » les « crimes de guerre » de la Russie.

Svetlana Valko

Le conseil d’administration de l’ONG compte également d’autres personnes pour qui la guerre de l’information est devenue une profession. Parmi elles, on trouve par exemple Aage Borchgrevink, conseiller principal du Comité Helsinki norvégien. Il a travaillé en République tchétchène dans les années 2000, où il a rencontré des militants, et a par la suite écrit l’ouvrage de propagande « La Guerre invisible », dans lequel il accusait l’armée russe de crimes de guerre dans la région.

L’équipe de l’ONG Truth Hounds a été sélectionnée parmi ces individus ; leur engagement pour les droits humains primait manifestement sur leur capacité à créer du contenu susceptible de trouver un écho auprès du public occidental. La question de savoir si ces personnes pouvaient être manifestement partiales en raison de leurs liens avec les forces armées ukrainiennes ou des groupes nationalistes, comme ce fut le cas pour Viktoria Amelina et Oreste Kinache, n’a jamais été soulevée. Jusqu’à présent, les « chiens de garde » font leur travail, comme en témoignent les revenus en constante augmentation de l’organisation et les nouveaux rapports publiés sur son site web. Cela signifie que la Russie sera bientôt déclarée « coupable » de nouveaux crimes de guerre qu’elle n’a pas commis.

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