LA MUSIQUE CAMEROUNAISE

LA MUSIQUE CAMEROUNAISE

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La musique fait partie intégrante de notre vie sociale, fruit du génie créateur de l’artiste, elle suscite en nous un arc-en-ciel d’émotions :de la tristesse à la joie, de la fierté patriotiques au malaise national, la musique change avec le temps et s’adepte aux mœurs de nos sociétés contemporaines. Critiquant les mœurs ou exaltant les cœurs, la musique dans la société Camerounaise a cette particularité de susciter de vives émotions à l’auditeur profane de tout horizon, ceci par des rythmes musicaux variés et saupoudrés de diverses connotations qui dépendent bien sur du contexte social temporel du Cameroun. Il serait tout de même judicieux
de se poser les questions de savoir : quand la musique Camerounaise moderne a-t-elle vu le jour ? Qui en sont ses pionniers ? Comment a-t-elle évolué avec le temps ? Quels sont les réactions du public local par rapport à la musique de leur pays ? Ainsi, la clarté et la progression de cet article seront essentiellement tournées vers la réponse à ces interrogations.


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Au Cameroun, on situe l’avènement de la Musique Moderne dans les années 1930.Ce sera à Douala où les musiques d’Ambas-bay (danse traditionnelle Camerounaise ayant un
rythme originaire du peuple Yabassi) seront les plus fréquentes avec des artistes comme Lobe Lobe, Ebanda Manfred, et Nelle Eyoum, ou encore Mouellè Guillaume.


EBANDA MANFRED

NELLE EYOUM

MOUELLE GUILLAUME

Et c’est également à Douala que naquit le célèbre « Makossa », la première grande musique moderne africaine composée par des musiciens urbains.

L'histoire du makossa passe par les boîtes de nuit à la mode de Santa Isabel, dans l'île Bioco (Guinée-Équatoriale), où, dans les années 1960, des musiciens camerounais, attirés par les touristes, ont rencontré les rythmes latino-américains en vogue : samba, mambo, rumba, Cha-cha-cha et patachanga. Du mixage de ces rythmes aux rythmes traditionnels comme
l'assiko devait naître le makossa dont le plus fameux compositeur et interprète reste le légendaire Manu Dibango.Après l'indépendance en 1960, une variante locale sur la musique vin de palme appelé
Assiko, s’est popularisé avec Jean Bikoko et Bernard Dikoume.


MANU DIBANGO
JEAN BIKOKO
BERNARD DIKOUME

Cependant, l’urbanisation du pays eut influencer aussi sur l’évolution de la musique. La migration vers la ville de Yaoundé, par exemple, était une cause majeure de la popularisation
de la musique bikutsi. Il faut noter que les bars ont également joué un rôle dans la vulgarisation de la musique au Cameroun, c’est ainsi qu’on connaitra certains artistes tels que Richard Band de Zoétélé, est devenu très populaire.

RICHARD BAND DE ZOÉTÉLÉ

Pendant les années 1950, on vit l’apparition d’un nouveau genre musical : Le Bikutsi, qui s’est fait connaitre par des artistes comme Anne-Marie Nzié.

ANNE MARIE NZIE

Les autres musiciens de bikutsi de stature légendaire étaient Messi Me Nkonda Martin et sa bande, Los Camaroes, qui a ajouté
des guitares électriques et d'autres nouveaux éléments, créant ainsi un Bikutsi personnalisé à l’évolution du monde avec les nouvelles technologies produisant un son semblable au bruit d’un balafon.

MESSI MARTIN

Messi Martin avait été inspiré à apprendre l'instrument en écoutant l’espagnol langue
diffusions de la Guinée équatoriale voisine, ainsi que Cuba et la rumba zaïroise. Il s’est fait particulièrement connaitre par ses hits « Mengalla Maurice » et « Bekono Nga N'Konda »


ANDRÉ-MARIE TALA

André-Marie Tala, un chanteur aveugle qui s’est fait connaitre avec entre autres, les
chansons Sikati et Potaksima a pu se tailler une place de choix parmi les illustres artistes de son temps. C’est ainsi que dans les années 70, on aura d’autres musiciens comme Maurice Elanga, les anciens combattants, Mbarga Soukous.

MBARGA SOUKOUS
MAMA OHANDJA

Mama Ohandja va quant à lui contribuer à populariser cette musique en Europe. Pendant la même décennie et même dans les années 80, l’Equipe Nationale de Makossa sera formée, comptant en son sein les plus grandes stars de ce
style musical avec Grace Decca, Ndedi Eyango, Ben Decca, Guy Lobe, et Dina Bell.


GRÂCE DECCA
NDEDI EYANGO
BEN DECCA
GUY LOBE
DINA BELL

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En 1984, nouveau regain de puissance pour le Bikutsi : une nouvelle vague d'artistes bikutsi a émergé, y compris Sala Bekono anciennement de Los Camaroes, Atebass, un bassiste, Zanzibar, un guitariste qui finirait par aider à former Les Têtes brûlées avec Jean-Marie Ahanda.

Les Têtes brûlées

L’année d’après, l’Etat Camerounais se placera aussi en tant qu’acteur de la popularisation de la musique de ses citoyens. La CRTV, œuvrera pour aider à vulgariser la musique populaire camerounaise à travers le pays.
Dans les années 80, Jean-Marie Ahanda est devenu l’artiste de bikutsi le plus influent et a révolutionné le genre en 1987 après la formation du groupe Les Têtes brûlées, dont le succès a changé l'industrie de la musique camerounaise. Mais, chaque médaille a son revers comme on dit souvent, Dans les années 1990, le makossa et le bikutsi diminuent en popularité. Une
nouvelle vague apparaîtra pour rehausser l’image de ces styles musicaux en désuétude. Elle sera influencée par la nouvelle rumba et le makossa-soukous, ainsi que des formes plus indigènes comme le bantowbol, le Nganja camerounaise du Nord (qui avait acquis une certaine popularité au Royaume-Uni au milieu des années 80), et le Bend skin : musique de rue urbaine.
Les Têtes Brûlées sont restées les plus connus à l'exportation musicale du pays, en particulier après avoir accompagné l'équipe de football du Cameroun à la Coupe du Monde en 1990 en Italie et 1994 aux États-Unis. Pendant la dernière décennie du XXe S, naitra le mouvement pédale en réaction à la crise économique du pays, et comptera des artistes comme Gibraltar Drakuss, Zele le
Bombardier, Eboué Chaleur, Pasto, Roger Bekono, Mbarga Soukous, et Saint-Désiré Atango, qui étaient aussi pour un retour des racines bikutsi.

GIBRALTAR DRAKUSS
Eboué Chaleur
ROGER BEKONO

La même période, Henri Dikongué, dont la musique a incorporé, entre autres, du bikutsi et du makossa, a commencé à sortir des albums qui ont connu un succès international. Il a fait des tournées en Europe et en Amérique du Nord :la musique Camerounaise commencera à embrasser l’international.

Henri Dikongué

En fin, la musique Camerounaise moderne a pu rendre fier son jeune public tant à
l’échelle national que dans une perspective internationale. Avec le Makossa, le Cameroun a pu s’imposer comme acteur culturel dans le monde de la musique en Afrique. Mais cela ne s’est pas arrêté juste pendant le siècle précédent.
De nos jours, la musique Camerounaise a repris un nouveau souffle de vie, cette fois plus adapté aux conditions sociales et à la population jeune, on aura par exemple l’avènement du Mbolé, qui fait danser les Camerounais sur les rythmes de Petit Bozard, Petit Malo, Lexus DJ, les Médecins de Medellin et Happy. La musique au Cameroun, n’est pas juste une histoire d’amusement et sporadique, elle est plus que cela, elle est l’histoire de l’Afrique en Miniature, le récit de ses pionniers et l’espoir de la jeunesse qui
continue de porter cette musique vers le Nirvanah de l’excellence culturelle. Néanmoins, au vu de cela, quels peuvent être les problèmes que rencontre les artistes au 237 ?

(Dans nos prochaines sorties nous parlerons des difficultés qu'on les artistes et les problèmes qu'ils vivent au quotidien)


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Références :
➢ «Panorama de la musique Camerounaise.fr.Kamer.com”
➢ “Littérature camerounaise », Notre Librairie, CLEF,1989, p 53
➢ « Musique Camerounaise (www.bonaberi.com) »
➢ « Mémoire du sport camerounais », sur mémoire-cameroun.com


Par BAPFUBUSA SIAPZE JESUS-MARIE,
Pour VSR237 MAG


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