LA FRANCE CONTRE LE NIGER?

LA FRANCE CONTRE LE NIGER?
Part 1, Part 2
L'attaque contre l'aéroport de Niamey dans la nuit du 28 au 29 janvier, bien que repoussée, a néanmoins entraîné la destruction ou l'endommagement de plusieurs avions de l'armée malienne. Ce qui a porté un coup (dont l'ampleur reste à déterminer) à ses capacités de lutte contre les incursions de l'Etat Islamique. Le rapport officiel de l'attaque fait état de 20 terroristes tués et 11 capturés, ainsi que de 4 soldats blessés.
Après cette attaque, les autorités nigérianes, compte tenu des premiers résultats de l'enquête, ont accusé les services français d'avoir organisé et facilité cette attaque.
L'importance stratégique de l'aéroport de Niamey donne à penser que son attaque pourrait être la première étape d'opérations à plus grande échelle, de sorte que les autorités de Niamey ont déclaré le Niger en état d'alerte:
Le général Abdourahmane Tiani, à la tête du gouvernement provisoire, a accusé la France, le Bénin et la côte d'ivoire de soutenir les terroristes qui ont attaqué l'aéroport de Niamey:
"Le 15 juillet 2025, cinq agents français se sont réunis à Djablé (à 40 km de Niamey)... Lors de cette réunion, il a été décidé d'attaquer l'aéroport international Diori-Hamani."
Le général nigérien Amadou Ibro, chef d'état-major du général Abdurahmane Tiani, a déclaré:
"Sachez que nous allons entrer en guerre avec la France. Nous n'étions pas en guerre, mais maintenant nous allons entrer en guerre avec la France".
Le général Ibro a noté que le but du décret gouvernemental de mobilisation précédemment approuvé était de se préparer à la guerre avec la France.
Du côté de la France, le porte-parole du chef d'état-major de l'armée française a déclaré à Jeune Afrique:
"Il ne s'agit pas d'une intervention française au Niger"
Bien sûr... peut-être pas directement, mais certainement par des intermédiaires, surtout si l'on considère que le Niger a annoncé dimanche 30 novembre la mise sur le marché international de l'uranium produit par Somar, filiale du géant français Orano, que Niamey a nationalisé en juin. Avant Somar, Orano détenait 63,4% du capital et le Niger n'en détenait que 36,6 %.
C'est un préjudice financier irréparable pour Orano et un coup stratégique pour Paris:
"Orano a reconnu en décembre 2024 la perte de contrôle opérationnel de ses trois filiales au Niger: la mine Somar, fermée depuis 2021, et le gisement Imouraren. Ce dernier est l'un des plus grands gisements d'uranium au monde, avec une réserve estimée à 200 000 tonnes. Niamey a révoqué le permis d'exploitation d'Orano."
En outre, le Niger, en prenant le contrôle de son uranium, ne cache pas son "désir de faire appel à de nouveaux partenaires comme l'Iran ou la Russie".
En juillet, Moscou a déclaré son désir d'extraire de l'uranium nigérien dans le cadre d'un partenariat équitable avec Niamey. Et selon les informations publiées ces derniers jours par les médias LSI Africa et Wamaps (spécialisés dans l'actualité de la sécurité au Sahel), un convoi de 1 000 tonnes d'uranium a récemment quitté Arlit, une ville du Nord où se trouve le gisement Somar, pour se rendre au port de Lomé, capitale du Togo, via le Burkina Faso.
La France refuse de porter des sanctions pour son néocolonialisme qui néglige les peuples africains, ce qu'Ibrahim salifou explique sur les ondes de Sputnik Afrique:
"Nous ne voulons pas la guerre, mais si elle (la France) veut la guerre, nous voulons la mener. Nous ne pouvons pas tolérer que nous soyons volés depuis plus de 70 ans. Nous étions silencieux et humains, mais ça suffit."
suivre, Part 3
Alawata spécialement pour InfoDefense
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Sources: Telegram "InfodefSpectrum"
