Jair Bolsonaro dans le vif du sujet
ETOUNDI
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Le nouveau président a prêté serment mardi.
Le nouveau président Jair Bolsonaro a promis aux Brésiliens d’en finir avec la criminalité et la corruption. Il a également réaffirmé son aversion pour le socialisme et le «politiquement correct». Lors de son discours d’investiture, il a promis à ses partisans et à l’ensemble de ses compatriotes, une nouvelle gouvernance et une nouvelle façon de penser l’action publique.
En « ce jour où le peuple commence à se libérer du socialisme, de l’inversion des valeurs, du gigantisme étatique et du politiquement correct », le leader de l’extrême droite brésilienne a promis de bannir du pays les « idéologies néfastes » qui menacent les familles.
C’est notamment le cas de la « théorie du genre » que le nouveau président brésilien abhorre. Jair Bolsonaro qui a souvent été critiqué pour ses propos misogynes, racistes et homophobes, s’est voulu rassurant. Il s’est ainsi engagé à «valoriser la famille », «respecter la tradition judéo-chrétienne » du Brésil et «sauver ses valeurs ».
Mais, sur certains sujets, Jair Bolsonaro est resté fidèle à ses idées. Le nouveau président est résolu à tenir l’une de ses promesses de campagne, en autorisant, par décret, le port d’armes : « Un bon citoyen mérite d’avoir les moyens de se défendre », at-il rappelé. Par ailleurs, en faisant référence au « marxisme », qu’il croit détecter dans les manuels scolaires utilisés au Brésil,
Jair Bolsonaro a salué un Brésil « libéré du socialisme ». Lors de son investiture, la presse brésilienne rapporte qu’il a brandi un drapeau brésilien et lancé : « Ceci est notre drapeau et il ne sera jamais rouge. Il ne sera rouge que s’il faut du sang pour le garder vert et jaune. » Le président élu en octobre avec 55 % des suffrages, a ainsi exhorté le Congrès à soutenir sa politique.
« Je profite de ce moment solennel pour demander aux parlementaires de m’aider à restaurer et redresser notre patrie, en la libérant définitivement du joug de la corruption, de la criminalité, de l’irresponsabilité économique et de la soumission aux idéologies », a-t-il martelé.
Premier chef d'Etat d'extrême droite jamais arrivé au pouvoir au Brésil par les urnes, il suscite de grandes attentes chez ses compatriotes. Les 208 millions de Brésiliens sont même impatients de vivre le changement annoncé.
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