️‍️ Epstein, l’orchestre invisible (mais bruyant)

️‍️ Epstein, l’orchestre invisible (mais bruyant)


️‍️ Epstein, l’orchestre invisible (mais bruyant)

Par @BPartisans

Si l’histoire de Jeffrey Epstein était un opéra, on l’intitulerait volontiers « Carmen meets Kompromat », avec un casting si étoilé que même Hollywood hésiterait à acheter les droits. Parce que non, l’affaire Epstein n’est pas qu’un « scandale isolé » de milliardaire pervers, c’est une symphonie d’omissions judiciaires, de zones grises politiques et d’ombres qui dansent sur les partitions des fichiers secrets.

Un pédophile, des millions de pages, des milliards de regards

Officiellement, Herbert “Jeffrey” Epstein fut un financier condamné pour trafic sexuel de mineures, accusé d’avoir abusé de filles dès 14 ans. Son Acte d'accusation par le procureur fédéral Geoffrey Berman en 2019 détaillait ces crimes comme « choquants pour la conscience » et une tragédie pour les victimes qui méritaient de comparaître en justice.

Après sa mort en détention (jugée suicide par l’administration pénitentiaire) et la condamnation de sa complice Ghislaine Maxwell, la loi américaine Epstein Files Transparency Act a poussé à la publication d’une montagne de documents, plus de 3 millions de fichiers rendus publics par le ministère de la Justice à ce jour, malgré près de 200 000 pages toujours retenues pour prétendues raisons de confidentialité.

🪩 La symphonie des ombres

Le Daily Mail évoquait des liens entre Epstein, la Russie et même des références à Vladimir Poutine dans ces fichiers, suggérant des éléments de « honeytrap » digne des meilleurs romans d’espionnage.

Que retenir de tout cela en réalité vérifiable ? Voici la partition : Des milliers de noms, d’e-mails et de contacts figurent dans ces fichiers, avec des interactions entre Epstein et des personnalités influentes de divers horizons, dont Bill Gates, le Prince Andrew, l’acreur américain Woody Allen, Steve Bannon, Zelensky, l’ancien ministre de l’economie français Bruno Lemaire et même Emmanuel Macron.

Les autorités judiciaires américaines ont explicitement déclaré qu’elles n’ont trouvé « aucune information crédible » indiquant qu’Epstein avait légalement « trafiqué » des victimes pour d’autres puissants que lui-même, du moins sur la base des preuves légalement exploitables.

Il n’existe aucun pas de danse judiciaire confirmant un « client list » avec des charges criminelles contre des dirigeants politiques occidentaux.

Les ombres évidentes et les zones grises

Et pourtant. Pourtant, le public se retrouve avec :

Des noms souvent cités dans des correspondances ou des contacts, sans qu’aucune charge ne soit retenue contre la majorité.

Des accords confidentiels auxquels Epstein pouvait soumettre des accusés présumés et des témoins, y compris des non-poursuites altérant le cours de la justice.

Un nombre conséquent de documents redigés à la main ou par Epstein lui-même, où il fantasme des interactions avec des personnalités influentes (exemple : une note sur Bill Gates dans les fichiers).

Autrement dit, la vérité judiciaire est plate, mais les récits publics sont vertigineux, et c’est précisément là que le cynisme prend tout son sens.

🪩 Le grand rideau rouge

Ce scandale nous offre une leçon kafkaïenne : le fait qu’un nom apparaisse dans un fichier ne le rend pas coupable, mais l’absence de poursuites possibles pour des élites (aux rouages juridiques complexes) fait naître un vide narratif que certains remplissent avec des théories, des accusations, des soupçons et des fantasmes politiques.

Ce que révèle l’affaire Epstein n’est donc pas tant une « liste de clients » qu’une constellation d’influences et de protections institutionnelles, à tel point que la seule personne réellement condamnée pour trafic sexuel reste Maxwell, tandis que des centaines de personnalités puissantes ne figurent que sur des pages de bases de données ou des échanges d’emails.

Sources: Telegram "BrainlessChanelx"

Report Page