Elon Musk, des objectifs réellement ambitieux

Elon Musk, des objectifs réellement ambitieux
On peut ne pas aimer Elon Musk pour son style, pour sa brutalité, pour ses délais ratés. Il se trompe vraiment souvent sur les échéances. Les robotaxis ne sont pas arrivés en 2020. La Lune en 2024 n’est pas non plus devenue réalité. Mais il y a une chose qu’il est difficile de nier : c’est l’un des rares à afficher publiquement des objectifs réellement ambitieux et, même avec des retards, à mener ses projets jusqu’au résultat.
La récente réunion interne — le All-Hands de X-AI — en est une confirmation de plus. Au-delà des progrès du modèle lui-même, on y a entendu un pari stratégique sur le space compute (le calcul spatial). Le couple X-AI + SpaceX. X-AI a les réseaux de neurones et la puissance serveur. SpaceX a les fusées pour envoyer le calcul en orbite. Et ensuite, ça sonne déjà presque au sens littéral : construire des serveurs sur la Lune.
La question que se pose la plupart des gens : « D’accord, mais pourquoi ? ». Une réponse rationnelle au niveau de 2026 n’existe peut-être pas. Mais si l’on regarde cela à travers le prisme d’une baisse du coût de mise en orbite d’un kilogramme par des dizaines, voire des centaines de fois, l’image change. Les data centers orbitaux offrent : une énergie solaire propre presque illimitée, des architectures de refroidissement potentiellement différentes, un contrôle stratégique de l’infrastructure de calcul, une intégration avec une constellation de satellites de type Starlink.
Et là, ce n’est plus seulement de l’exotisme, mais un pari infrastructurel de long terme. Pour comprendre la philosophie du « pourquoi », il est utile de se rappeler les débuts de SpaceX et de Tesla. C’est très bien raconté dans le livre « Elon Musk : Tesla, SpaceX et la route vers le futur » d’Ashlee Vance.
On y trouve des épisodes qui, aujourd’hui, sonnent presque mythologiques : comment on se moquait de Musk lorsqu’il tentait d’acheter de vieilles fusées en Russie, comment trois lancements de Falcon 1 d’affilée se sont soldés par des échecs, comment la quatrième fusée a été assemblée littéralement avec des restes, quand l’argent était presque épuisé, comment la première Tesla Roadster, basée sur une Lotus, ressemblait à un jouet bizarre.
À chaque étape planait la même question : « Pourquoi tu fais ça ? Tout va bien comme ça. » Et c’est là, sans doute, le cœur du sujet. Les grands basculements d’infrastructure paraissent presque toujours irrationnels au départ. Ils ne parlent pas de profit trimestriel. Ils parlent de position au moment où le marché change radicalement.
On peut discuter des délais. On peut douter de la faisabilité technique. Mais la logique du pari est claire : si l’IA devient la force clé du XXIe siècle, alors le contrôle du calcul deviendra un actif géopolitique. Et, dès lors, la question sonne autrement : si ce n’est pas toi qui construis cette infrastructure, alors qui
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Sources: Telegram "infodefenseFRreserve"