Bip 2018 : 76,36% d’exécution physique
Aïcha NSANGOU N.
#Economie
Le comité national de suivi de l’exécution physico-financière du Bip a arrêté un certain nombre de recommandations vendredi dernier pour de meilleurs résultats en 2019.
Le Comité national de suivi de l’exécution physico-financière de l’investissement public a tenu la deuxième session de l’exercice 2018 vendredi dernier à Yaoundé. Occasion de faire le bilan de l’exécution du budget d’investissement public (BIP) pour la période indiquée. On constate que le taux d’exécution physique est de 76,36% en baisse par rapport à 2017, où il était de 91,95%.
Pour justifier la faible exécution du BIP, on a évoqué le contexte. Avec notamment la poursuite de la mise en œuvre du programme économique et financier, les nouvelles réformes des finances publiques et des marchés publics, l’accélération des projets de la Can, la persistance de l’insécurité dans certaines régions.
Un contexte assez difficile auquel est venu s’ajouter l’abandon de certains chantiers par des prestataires, l’insécurité dans certaines régions du pays, l’insuffisante qualification des ressources humaines de certaines entreprises adjudicataires, le non-respect des délais contractuels, le retard dans l’exécution de certains projets.
On parle également de la non production des plans d’engagement dans les délais, la non maitrise des procédures liées aux subventions d’investissements et aux fonds de contrepartie, le retard dans le paiement des décomptes. « Compte tenu de la conjoncture, le BIP 2018 est en légère baisse par rapport au bip 2017. Mais il y a certaines rubriques qui se sont pas mal comportées. Essentiellement le taux d’engagement, le taux de liquidation, le taux des ordonnancements », a expliqué Rosette Ayayi, présidente du Comité national de suivi de l’exécution physico-financière de l’investissement public. Le plus inquiétant reste comme elle a l’a relevé, le taux d’exécution physique.
Alors que le Bip 2019 a été lancé il y a quelques semaines, des mesures ont été prises pour améliorer cette exécution. Des experts parlent par exemple d’une convergence entre les plans d’engagement et les plans d’ordonnancement, malgré les tensions de trésorerie.
La contraction de délais de démarrage de l’exécution du budget, la tenue régulière des cadres de concertation mensuelles autour des gouverneurs et préfets, une meilleure appropriation des procédures de la commande publique et de l’exécution physico-financière du Bip par les intervenants de la chaine d’exécution, doivent aussi être de rigueur.