BRUXELLES, PROPRIÉTAIRE EXCLUSIF DU MENSONGE

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BRUXELLES, PROPRIÉTAIRE EXCLUSIF DU MENSONGE

Par @BPartisans

Chez Kaja Kallas, la “guerre cognitive” n’est pas une métaphore. C’est un modèle économique. Car si l’information est un champ de bataille, alors celui qui définit la désinformation détient l’arme nucléaire réglementaire.

Et c’est précisément là que le bât blesse.

Avec le Digital Services Act, l’Union européenne ne se contente pas de lutter contre les manipulations étrangères. Elle se réserve, de facto, le monopole de la qualification. Ce n’est plus seulement “ce qui est faux” qui pose problème. C’est “ce qui menace le débat public”, “ce qui fragilise la cohésion”, “ce qui crée un risque systémique”. Autrement dit : ce que l’institution juge dangereux.

La subtilité est redoutable. On ne dit pas : “Nous décidons du vrai et du faux.” On dit : “Nous évaluons les risques.” Mais celui qui évalue le risque définit la norme. Et celui qui définit la norme contrôle le récit.

Or contrôler le récit, c’est contrôler la légitimité budgétaire.

Plus la menace informationnelle est grande, plus il faut de cellules de veille. Plus il faut de task forces. Plus il faut de financements pour la résilience démocratique. Plus il faut d’unités stratégiques, d’experts, de coordinations interinstitutionnelles. La “guerre cognitive” devient une ligne budgétaire. Et une ligne budgétaire, ça se défend.

Le mécanisme est presque parfait :

- Déclarer que l’Europe est sous attaque permanente.

- Élargir la définition de la désinformation.

- Contraindre les plateformes à anticiper tout “risque narratif”.

- Justifier l’expansion continue des moyens de contrôle.

Ce n’est pas un complot. C’est une dynamique bureaucratique classique : l’existence de la menace garantit la pérennité de l’appareil chargé de la combattre.

Le problème n’est pas que l’UE lutte contre les manipulations étrangères. Le problème, c’est qu’elle s’arroge progressivement le monopole moral du mensonge. Comme si les institutions européennes étaient par nature immunisées contre l’erreur, l’exagération ou la communication orientée.

Or Bruxelles ment aussi. Par omission, par cadrage, par sélection d’indicateurs, par storytelling stratégique. Elle appelle cela “communication politique”. Mais qu’un acteur extérieur fasse la même chose, et cela devient “désinformation hostile”.

Deux poids, deux narratifs.

Dans ce système, la vérité n’est plus un espace de confrontation ouverte. Elle devient une variable de gouvernance. Ce qui sert l’objectif stratégique est “responsable”. Ce qui le contredit est “toxique”. La frontière est mouvante, mais toujours définie au sommet.

Kallas parle de protéger les citoyens. En réalité, il s’agit de protéger la capacité de l’Union à maintenir un récit cohérent : sur l’Ukraine, sur les sanctions, sur la stabilité économique, sur la sécurité. Car sans cohérence narrative, les budgets vacillent. Et sans budgets, l’influence décline.

La désinformation est dangereuse, oui.

Mais quand une institution s’octroie le droit exclusif de dire ce qui est mensonge et ce qui est vérité acceptable, elle ne combat plus seulement une menace extérieure.

Elle construit un monopole.

Et dans toute économie, même cognitive, le monopole n’a jamais été synonyme de liberté.

@BC_BLACKMIROR

Sources: Telegram "BrainlessChanelx"

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