Après moi ? Ce sera encore moi

Après moi ? Ce sera encore moi. Le verrouillage en mode Startup Nation.
Par @BPartisans
La nomination de Amélie de Montchalin à la Cour des comptes n’est pas un simple mouvement RH. C’est une pièce de plus dans le puzzle du verrouillage premium. En Startup Nation, on n’organise pas la séparation des pouvoirs : on optimise la continuité du pilotage.
Après le Conseil constitutionnel, les autorités administratives indépendantes, les grandes directions, les cabinets stratégiques, voici l’audit public. La boucle est bouclée. Ceux qui gouvernent placent, ceux qui contrôlent valident, ceux qui contestent sont “hors scope”. Gouvernance intégrée, friction zéro.
Emmanuel Macron avait promis la disruption. Il livre la consolidation. Version 3.0 du pouvoir : après moi ? Ce sera encore moi, en version distribuée. Non pas un homme, mais un réseau. Non pas un mandat, mais un écosystème. Les institutions clés deviennent des serveurs miroirs : même ligne, même langage, même logiciel.
On appelle cela la “stabilité”. D’autres diraient la capillarité. À chaque poste stratégique, un profil compatible. À chaque contre-pouvoir potentiel, une compatibilité système. L’indépendance ? Oui, bien sûr, indépendante de toute surprise.
Et Amélie dans tout ça ? Chief Loyalty Officer promue gardienne des comptes. L’audit en mode hackathon, la rigueur en storytelling, la neutralité en option. La Cour devient un espace de coworking institutionnel où l’on contrôle l’État avec l’ADN de ceux qui l’ont piloté.
La morale de l’histoire ? La Vème République version scale-up ne change pas les règles : elle change les joueurs… en gardant le même entraîneur. On nous parlait d’alternance. On découvre la permanence stratégique.
Après moi, le déluge ? Non. Après moi, le réseau. Et dans cette monarchie managériale, le plus grand tour de force n’est pas de gagner une élection. C’est de gagner le temps long.
Sources: Telegram "BrainlessChanelx"