6 Novembre 2023

6 Novembre 2023

Romain Gressot

9:03 - Hôtel

  • Le groupe de Chinois a quitté la chambre. Ils avaient tout un stock de nourriture en partie stocké dans un coin de la cuisine.
  • Un film avec Jean Réno passe à la télé. Un film dans lequel il sauve une Asiatique aux cheveux oranges.
  • Andreï (le jeune) m'apprend le signe que l'on fait avec la main pour "fumer": Doigts de la main dépliés, replier l'index, le majeur, et l'annulaire en gardant le pouce et l'auriculaire tendu (comme le signe des surfeurs). Placer le pouce au niveau des lèvres. Faire ça, ça veut dire fumer.

12:56 - =

  • Je reviens des barres. Un type d'environ soixante ans parlait avec moi. La discussion a été très laborieuse. Il déneigeait l'espace. Il voulait savoir si j'avais un téléphone à lui vendre.
  • Je me demande quelle plateforme serait la plus adaptée pour que mon "blog" soit accessible en France, en Chine, et en Russie. Sans avoir besoin de vpn ou de toute autre manipulation pour contourner des restrictions.

15:16 - =

  • J'ai fait une sieste. Je suis malade. Réveillé par le jeune Andreï qui me demande une clope. Le vieux ne me pose plus tellement de questions.
  • Il faut que je sois plus claire avec cette histoire de cigarettes: Pourquoi je les ai, comment je les donne. Sinon, un refus peut-être mal pris.

Plus tard - Остранова (centre commercial)

  • J'achète un manteau. J'en ai marre d'avoir froid, avec ma veste en cuir.

Le soir - bar Пиполз

  • Je suis à une table avec six élèves de la première classe de Français dans laquelle je suis intervenu. On fait tous connaissance, on passe un bon moment, on boit des verres, on prend des photos, on échange des contacts.
  • Maxime a un petit business de chats et son père est garde frontière.
  • Durant la soirée, à de multiples reprises, un des deux types assis à la table de derrière ne cessait de passer derrière moi en entrant physiquement en contact. À chaque fois qu'il passait, il me poussait légèrement. Au départ, ça ne me gênait pas. Une maladresse ça arrive. Puis à un moment, je suis descendu de mon tabouret pour repositionner le mien, et ceux qui gênaient le passage derrière moi. La raison de mon geste me paraissait claire, et avait aussi pour objectif d'envoyer un message à son pote :"Regarde, je pousse bien tout pour qu'il y ait de la place et que tout le monde puisse circuler sans se cogner à quoi ou à qui que ce soit". Mais ça a continué. Pendant ce temps, j'éclusais des pintes, et les autres ont commencé à voir sur ma tronche que le gars de derrière commençait à me chauffer les oreilles. Pourquoi ? Que veut-il? Peut-être que c'est parce que nous sommes en train de parler anglais et qu'il y a des jeunes femmes à notre table et pas à la leur. Une ou deux fois, le type passe sans toucher. Je me dis que finalement, c'est dans ma tête. Mais ça recommence et je me dis que ce soir, je vais faire l'expérience anthropologique de la garde à vue version russe. Mais en même temps que j'y pense, je me ravise et garde mon sang-froid. En partant du bar, le type s'incruste et pause un plateau de saumon sur la table, en souriant à l'une des filles. Et il part sans se retourner, l'effronté. Je parle de ce qu'il vient de se passer, des messages brouillés qu'il n'a pas arrêté d'envoyer toute la soirée, en finissant avec une sorte de gentil geste sournois. Bref, on finit par partir sans que personne n'ait touché à son plateau.
  • Chacun rentre chez soi.
Placé au dessus de l'urinoir du bar.


Report Page