33 ans c'est du BON

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33 ans c'est du BON
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Mis à jour le 28 décembre 2018 à 18:06
A dĂ©faut d’avoir une recette, le bonheur pourrait bel et bien avoir
 un Ăąge. En effet, si l’on en croit un sondage rĂ©alisĂ© par le site Internet anglais Friends United auprĂšs des plus de 40 ans, 33 ans serait l’ñge idĂ©al pour le bonheur.
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© Gentside. Crédit photographique pour toutes les images de ce site (sauf indication) : © GettyImage.
Si vous avez 33 ans, profitez-en : vous ĂȘtes en plein dans l’annĂ©e du bonheur. La plus heureuse dans votre vie d’adulte, tant sur le plan intime que dans le domaine professionnel ou familial. En effet, 70 % des 2000 personnes interrogĂ©es dans le cadre de cette enquĂȘte plutĂŽt surprenante expliquent n’avoir Ă©tĂ© vraiment heureux qu’une fois passĂ© le cap des 33 ans. Ils ne sont que 16 % Ă  citer l’enfance et l’adolescence, et Ă  peine 6 % Ă  Ă©prouver de la nostalgie en repensant Ă  leur vie d’étudiant. Un rĂ©sultat loin d’ĂȘtre dĂ» au simple hasard des chiffres : cette pĂ©riode est en effet, pour de nombreuses personnes, synonyme d'autonomie professionnelle, d'indĂ©pendance financiĂšre, d'une vie sociale riche mais aussi de choix importants concernant la vie personnelle (mariage, enfants, etc...).
InterrogĂ©e par Friends United , la psychologue Donna Dawson a expliquĂ© que cet "Ăąge magique" est semblable Ă  un "nouveau 20 ans". Selon elle, "Ă  cet Ăąge, l'innocence a Ă©tĂ© perdue, mais nous gardons un sens de la rĂ©alitĂ©, et un fort sentiment d'espoir, un esprit de dĂ©fi aussi, et nous croyons fortement dans nos propres talents et capacitĂ©s. Nous n'avons pas encore dĂ©veloppĂ© le cynisme et la lassitude qui vient avec les annĂ©es ultĂ©rieures". Et d’ajouter : "L'Ăąge de 33 ans suppose que l'on a eu assez de temps pour laisser sa naĂŻvetĂ© d'enfant et surmonter les annĂ©es difficiles de l'adolescence, sans perdre l'Ă©nergie et l'enthousiasme de la jeunesse" . Les sondĂ©s ont expliquĂ© quant Ă  eux que cette annĂ©e symbolisait l’accĂšs Ă  l’autonomie financiĂšre, mais pas seulement : pour 36% d'entre eux, cette annĂ©e-lĂ  correspond Ă  l'arrivĂ©e d’un enfant.
Et Ă  tous ceux qui auraient dĂ©passĂ© les 33 ans sans pour autant se sentir parfaitement heureux, pas de panique : Selon une Ă©tude rĂ©alisĂ©e il y a quelques mois par le service de courrier Ă©lectronique Hotmail (Microsoft), ce n’est pas Ă  33, mais Ă  55 ans que l’homme serait le plus heureux. Un Ăąge oĂč l’on respire enfin, oĂč les enfants ont grandi, oĂč les choix difficiles ont Ă©tĂ© pris, oĂč l’on prend enfin le temps de penser Ă  soi, de se faire plaisir, de prendre du bon temps.

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Vous devriez (vraiment) passer moins de temps assis, voici pourquoi
Nathanaël de Rincquesen se confie sur son AVC: "chaque minute compte"
"Comme huit personnes handicapées sur dix, mon handicap est invisible, personne ne peut deviner en me croisant dans la rue ce que je vis au quotidien" raconte Margot.
SANTÉ - Le 16 novembre 2018, j’ai refermĂ© Ă  16h30 ma salle d’arts plastiques en laissant sur mon bureau des copies Ă  corriger, ma tasse avec un fond de cafĂ© et mon tablier de peinture qui avait besoin d’un passage en machine Ă  laver, “ce n’est pas grave” me suis-je dit, Ӎa attendra la semaine prochaine”, sans savoir Ă  cet instant que je n’y remettrai jamais les pieds et que je tirais un trait sur ma vie actuelle.
Quelques heures plus tard, le lendemain matin, mon existence allait radicalement changer du tout au tout, car aussi surprenant que cela puisse paraütre, j’ai eu un AVC à 33 ans.
Je m’appelle Margot Turcat, je suis professeur d’arts plastiques en collĂšge, maman d’un bĂ©bĂ© de quatorze mois, en couple depuis plusieurs annĂ©es et le 17 novembre je tombe brutalement dans le monde du handicap.
Ce samedi-lĂ , je me rĂ©veille avec une sensation de malaise: vertiges, maux de tĂȘte, mais je mets ça sur le compte d’une hypoglycĂ©mie, de la fatigue, du stress causĂ© par mon travail et d’un post-partum difficile qui a durĂ© un an.
Je prends mon petit dĂ©jeuner avec ma famille, mais cela ne passe pas donc je dĂ©cide d’aller me recoucher le temps que mon compagnon se prĂ©pare pour aller travailler. Vingt minutes plus tard, ce malaise ne se dissipe pas et pire, il s’aggrave, mais pour ne pas affoler mon compagnon, je dĂ©cide de prendre sur moi. Je sens petit Ă  petit que je deviens incohĂ©rente et que je perds la facultĂ© Ă  m’exprimer.
Mon compagnon part travailler et je me retrouve seule Ă  la maison avec mon fils. Le temps passe et je commence Ă  rĂ©aliser, un quart d’heure aprĂšs son dĂ©part, qu’il va falloir que j’appelle les secours, mais mon instinct maternel me pousse Ă  gĂ©rer en prioritĂ© la garde de mon bĂ©bĂ© avant de penser Ă  moi. J’appelle avec difficultĂ© au travail de mon compagnon afin qu’il rentre Ă  la maison, puis mes parents. Mon pĂšre comprend immĂ©diatement en m’entendant parler ce que moi je commençais Ă  envisager: je suis entrain de vivre un AVC.
Les secours sont longs, on ne me croit pas alors que je dis et martĂšle que j’ai tous les signes cliniques de l’ AVC , mais grĂące Ă  mon pĂšre qui est arrivĂ© le plus vite possible Ă  la maison et qui a insistĂ© lourdement, je suis Ă©vacuĂ©e au CHU de Bordeaux afin que je passe une IRM. Le verdict tombe, sans appel: AVC ischĂ©mique!
Un caillot bouche une artÚre de mon cerveau comme dans 80% des cas recensés en France.
Tout ce temps perdu m’a fait perdre des millions de neurones et a entraĂźnĂ© des sĂ©quelles qui sont toujours prĂ©sentes aujourd’hui trois ans plus tard.
La suite est banale: soins intensifs pendant plusieurs jours, de nombreux examens pour trouver la cause de mon accident, dĂ©part vers l’étage de neurologie, vĂ©rification de l’étendue de mes sĂ©quelles puis dĂ©part vers un centre de rééducation. Je suis restĂ©e douze jours au CHU de Bordeaux avant de partir en hospitalisation dans un centre de rééducation situĂ© Ă  cinq kilomĂštres de chez moi, un luxe!
J’ai vĂ©cu cinq mois en hospitalisation complĂšte dans ce SSR (Soins et Suites de RĂ©adaptation). J’y avais ma chambre dĂ©corĂ©e de photos de mon bĂ©bĂ©, de mots de mes Ă©lĂšves, d’objets de chez moi pour me sentir bien. J’y ai liĂ© des amitiĂ©s fortes autant avec des patients qu’avec du personnel soignant.
J’enchaĂźnais les rééducations: orthophonie, kinĂ©sithĂ©rapie, ergothĂ©rapie, psychomotricitĂ©, neuropsychologie, balnĂ©othĂ©rapie, chaque jour de la semaine Ă  coups de sĂ©ance de quarante-cinq minutes.
J’étais la plus jeune du service, je n’avais aucun facteur de risques: pas de surpoids, pas d’hypertension, pas de combinaison tabac et pilule, pas d’alcoolisme ni de toxicomanie... Juste une malformation cardiaque congĂ©nitale, que j’ignorais, appelĂ©e FOP pour “Foramen Ovale PermĂ©able”: un trou dans le cƓur gros comme une petite piĂšce de monnaie qui a permis Ă  un caillot de remonter vers mon cerveau et de crĂ©er des dĂ©gĂąts.
Et des dĂ©gĂąts, il y en a eu: du jour au lendemain, je suis devenue aphasique. Je souffre d’un trouble du langage avec perte de la grammaire et de la syntaxe; d’un trouble de la parole qui m’empĂȘche d’articuler, de prononcer certains sons et a créé un bĂ©gaiement et pseudoaccent neurologique (on me croit dĂ©sormais anglaise!). J’ai des difficultĂ©s Ă  lire, Ă  Ă©crire, Ă  comprendre certaines choses, je souffre de troubles cognitifs divers. Mais Ă©galement, de douleurs neuropathiques au pied droit avec des douleurs constantes, j’ai dĂ» rĂ©apprendre Ă  marcher et Ă  remobiliser mon cĂŽtĂ© droit, car je souffre d’une hĂ©miparĂ©sie (perte de force musculaire) et de diverses apraxies (je suis incapable de reproduire certains mouvements dĂ©jĂ  appris et connus comme par exemple sauter ou courir). À cĂŽtĂ© de ça, je suis abattue par une immense fatigue neurologique qui m’impose de dormir tous les aprĂšs-midi. Comme huit personnes handicapĂ©es sur dix, mon handicap est invisible, personne ne peut deviner en me croisant dans la rue ce que je vis au quotidien.
Mais hors de question de me laisser abattre! Pour ma famille et mes proches, j’ai dĂ©cidĂ© de tout mettre en Ɠuvre pour rĂ©cupĂ©rer mes facultĂ©s antĂ©rieures.
Trois mois aprĂšs mon AVC, j’ai ouvert un compte Instagram : ” @mon. petit. avc ”, alors que j’étais toujours en Centre de rééducation, dans lequel j’ai dĂ©cidĂ© de dessiner mon histoire afin de laisser une trace pour mon fils pour qu’il comprenne pourquoi sa maman n’était pas Ă  la maison depuis des mois. N’étant plus capable d’écrire, les dessins m’ont alors paru la solution la plus facile. DestinĂ© initialement Ă  mes proches, ce compte a rencontrĂ© du succĂšs et une communautĂ© de victimes d’AVC de tous Ăąges s’est créée autour de moi. Chaque jour, je discute via message privĂ© avec des dizaines de patients, leurs familles, leurs amis, mais aussi des soignants qui dĂ©couvrent cette maladie sous un Ɠil nouveau.
En octobre 2020, j’ai eu l’immense chance d’ĂȘtre contactĂ©e par les Éditions Larousse afin de regrouper tous ces petits dessins, faits avec les moyens du bord sur ma tablette de chambre d’hĂŽpital, dans un roman graphique qui raconterait mon AVC.
AprĂšs des mois de travail, le livre est sorti le 29 septembre dernier et je l’espĂšre du fond du cƓur, aidera des personnes dĂ©sireuses de mieux comprendre le post AVC.
Aujourd’hui, j’ai Ă©tĂ© opĂ©rĂ©e du cƓur, mais mes sĂ©quelles sont toujours lĂ . Mais voyons le positif, grĂące Ă  cette chirurgie et un traitement Ă  vie, je ne devrais plus jamais revivre d’accident vasculaire cĂ©rĂ©bral.
Mon CongĂ© Longue Maladie touche Ă  sa fin (trois ans, c’est le maximum pour AVC, et ce n’est malheureusement pas suffisant pour ce type d’accident...), j’essaye de retrouver le chemin de l’emploi en devenant professeur correcteur au CNED (Centre National de l’Éducation Ă  Distance).
Je suis lucide, Ă  cause de mes sĂ©quelles je ne peux plus enseigner Ă  des Ă©lĂšves en classe, ce n’est pourtant pas l’envie qui m’en manque.
Depuis bientĂŽt trois ans, ma tasse a Ă©tĂ© nettoyĂ©e et m’attend dans l’égouttoir de la salle des profs, les contrĂŽles n’ont jamais Ă©tĂ© corrigĂ©s, mes 6 e sont devenus des 3 e , mon tablier doit traĂźner, encore sale et dĂ©sormais poussiĂ©reux, accrochĂ© au milieu de ma rĂ©serve.
Ces reliques symboliseront à jamais la Margot d’avant.
À voir Ă©galement sur Le HuffPost: Comment reconnaĂźtre quelqu’un qui fait un AVC?
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Les plus drîles et les plus beaux voeux d’anniversaire pour chaque ñges !
« Il y a trois sortes de gens : ceux qui se rappellent les anniversaires, ceux qui les oublient et ceux qui se les rappellent, mais jamais à la bonne date ! »
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Et pour accompagner votre petite carte, vous pouvez créer des cadeaux personnalisés adorables pour enfants : vous trouverez de supers idées ici .
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Des vƓux d’anniversaire pour la vingtaine se doivent d’ĂȘtre frais, drĂŽles et tournĂ©s vers l’avenir !
« Impossible de vous dire mon ùge : il change tout le temps ! »
Et n’oubliez pas cette magnifique et cĂ©lĂšbre citation de Samuel Ulmann, valable Ă  tous les Ăąges :
« La jeunesse n’est pas une pĂ©riode de la vie, elle est un Ă©tat d’esprit, un effet de la volontĂ©, une intensitĂ© Ă©motive, une victoire du courage sur la timiditĂ©, du goĂ»t de l’aventure sur l’amour du confort »
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Claire, 26 ans, passionnĂ©e de voyages et de danse. J’adore dĂ©nicher les nouveautĂ©s DIY et dĂ©coration. Je blogue pour smartphoto les astuces Ă  rĂ©aliser avec vos photos.
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