3 Novembre 2023
Romain GressotNotes
9:37 - Hostel
- Un type de la chambre me demande de lui payer une nuit à l'hôtel. Sinon il serait à la rue. Je refuse. Puis il revient et me dit qu'il a un appartement à vendre pour 400000 roubles.
11:44 - =
- Je suis allé faire de l'exercice dans la neige. Avec le soleil, c'est agréable.
- À mon retour, Andreï (le jeune) essaie de me vendre un litre de son produit nettoyant. Depuis hier je lui emprunte son gel douche. Il applique sur moi les techniques commerciales qu'il apprend en ligne, on dirait.
13:51 - Bibliothèque en face de la place Lénine
- Je sors du Free Time. Avant, j'ai acheté une boisson énergétique pour ne pas roupiller au bureau. J'achète mon billet d'avion pour Moscou le 12, pour pouvoir assister à l'événement de На месте où j'ai été invité. (R1)
19:06 - =
- Je m'aperçois que j'ai raté un événement qui aurait été important pour moi, hier. Une sorte de concours autour des différentes cultures présentes en Russie. Ça m'aurait peut-être aiguillé pour comprendre comment autant de culture cohabitent sous le drapeau Russe.
- Je suis malade et j'ai l'oreille gauche bouchée.
20:30 - Hostel
- Andreï me demande qui était la blonde avec qui j'étais l'autre jour. Il m'a vu passer avec Anastastia devant, depuis la fenêtre du 4e étage. (R2)
- Transfert d'argent avec Kirill.
- Tout à l'heure l'administratrice criait avec un gars. Le type était bourré dans l'hostel. Ça fait longtemps qu'il est là.
Réflexions
- R1: Je n'ai pas envie de rentrer. Mais pourquoi? La discontinuité est elle si marquée, entre ici et Paris? Je suis dans une ville, je vais au fast food, je dors dans une piaule chauffée dans un lit avec des draps (à l'image de Paris!), je me lave comme à mon habitude, les heures de sommeil sont les mêmes, la plupart des gens autour de moi sont salariés ou étudiants, portent des vêtements similaires aux miens, et je vais au supermarché, smartphone 4g en poche. Et en pratique, je peux être dans mon appartement aux Buttes Chaumont en moins de deux jours. Et je me retrouve dans des événements "underground" d'artistes en lutte, quand je ne suis pas dans une université. La perte de repères n'est pas énorme.

- R2: ça m'étonne toujours la vitesse à laquelle des informations se diffusent. Les potins et les ragots, partout pareils? Aussi, je parlais en cours de français, et une des élève savait déjà que je nageais dans la rivière, car un parent à elle avait vu une photo dans laquelle j'apparaissais sur les réseaux. Je n'ai jamais vu cette photo, ou vidéo. Voir : DIFONZO Nicholas, BORDIA Prashant, « Rumeurs, ragots et légendes urbaines. Contextes, fonctions et contenus », Diogène, 2006/1 (n° 213), p. 23-45. DOI : 10.3917/dio.213.0023. URL : https://www.cairn.info/revue-diogene-2006-1-page-23.htm