2 Novembre 2023

2 Novembre 2023

Romain Gressot

9:44 - Hostel

  • Il neige. Un nouveau type est dans la chambre. Il me parle.
Vue de la fenêtre de la chambre.

12:11 - =

  • J'ai du mal à me concentrer sur l'écriture des posts.
  • Je lis les news. Le président Français essaie de jouer des coudes avec la Russie et la Chine pour se faire des alliés au Kazakhstan.
  • Je m'abonne à divers canaux Telegram locaux.

12:24 - =

  • Je bois le thé avec Andreï (le vieux). Il me montre des photos de sa fille, ou bien d'une jeune parente à lui, je n'ai pas bien compris. Il partage du chocolat.

14:00 - Бгру (Université)

  • Je suis dans une salle de cours de l'université, après avoir retrouvé Olga dans le hall. Je parle en français de divers choses que j'aime bien à Paris, et de bâtiments historiques. On me demande si j'ai visité les différentes régions de France... Non, mais par contre, je peux parler du vin, du fromage, des pic-nic, et des bars.
  • On me pose des questions sur les filles Françaises, par rapport au Russes.
  • Il y a sept élèves, dont un garçon.

18:00 - Journal Amour Life

  • Nous arrivons avec Olga. Nous sommes accueillis par Игорь Горевой, le boss du journal. Il est l'ancien ministre de l'Économie de l'Oblast (la région). Nous nous installons dans une petite pièce juste après le hall d'entrée. Nous buvons du thé dans de jolies tasses, autour d'une table basse. Nous commençons la discussion. Ça prend tout de suite la forme d'une interview journalistique. J'ai mes questions prêtes, Olga fait la traduction, et Igor répond. Nous enregistrons tous les deux la conversation avec nos téléphones. Parfois, il coupe son enregistrement, puis le reprend. Je joue le jeu du journaliste et pause mes questions. J'ai du mal à prendre des notes tout en restant concentré sur la conversation (je ferai une retranscription de l'entretien). D'une façon générale, le cadre "journalistique" de l'entretien dicte un certain type de réponse. Ces réponses sont courtes, claires, catégoriques et destinées à être diffusées. C'est différent du type de réponse qu'on peut avoir dans un entretien de sociologie, semi-directif, où l'on propose l'anonymat et où tout le temps nécessaire est pris pour parler de divers sujets. L'homme semble rôdé aux questions de journalistes, et à la façon de répondre à leur question. Je suis sur son terrain, et j'ai l'impression de répondre à autant de questions que j'en pause. Ce qui me paraît normal : Je suis l'étranger qui vient étudier la région. On veut savoir pourquoi, comment, quand, pour qui, etc... J'expose tout cela. De cet entretien, je retiens surtout la conviction avec laquelle il soutient que la Chine et la Russie travaillent ensemble, main dans la main, vers une coopération mutuelle, gagnant-gagnant sur tous les plans. Coopération qui d'ailleurs, ne suscite aucune opposition de qui que ce soit. Évidemment, dès que l'entretien a commencé en prenant cette tournure journalistique, j'ai senti qu'un certain type de vérité allait m'être délivré. Le contexte d'énonciation le veut ainsi : Nous nous rencontrons pour la première fois, je suis Français, nous sommes dans son journal, en Novembre 2023, nous avons une heure devant nous, il est (très probablement) habitué aux journalistes et à la façon de leur répondre, et moi même, je joue le jeu du jeune journaliste en herbe avec ses questions, son bloc notes, sont application d'enregistrement, et son petit polo bien repassé.
  • Je dirais que la part la plus importante des informations que j'ai retenu lors de cet entretien, on été obtenues, moins par les mots, que par les réactions, les gestes, et les façons de répondre à certaines questions. Informations qui me permettent principalement de me pauser de nouvelles questions.

19:11 -

  • On reprend un taxi avec Olga, et nous rentrons.

Plus tard - Hostel

  • Le troisième gars, vieux, dont je ne saurais jamais le nom (car pas demandé), qui dort dans la chambre, me montre comment faire des pelmenis à la poelle et au beurre.

Plus tard - Dehors

  • Valérine veut qu'on sorte. Je finis par accepter, plus tard. On se retrouve devant l'université. Elle est avec une amie à elle, et le garçon de l'autre fois. On va dans un petit bar, à côté du vendeur de boissons. On s'assoit. Je ne sais pas pourquoi, mais le jeune dit qu'il veut se battre avec un gars du bar. Je dis bonjour au gars en question pour désamorcer un jeu de regard et des paroles énoncées un peu trop fortement. Je ne comprends pas pourquoi ça a commencé. Bref, je fais en sorte que ça se relaxe. Puis on change de bar. Ils ont envie de boire de l'alcool, de faire la fête. Mais Valérine n'a toujours pas son passeport, le garçon à toujours la voix qui mue, et la troisième amie "sera majeure dans trois jours". Ça sent le plan bourbier. Ok, on va au bar. Ils commandent des shots, mais je tourne au thé, je ne touche pas aux shots et je suis catégorique sur le fait que je ne boirais pas d'alcool avec eux. Une quatrième amie rejoint. On discute. Valérine part au Maroc dans quelques jours. Ses amies me parlent de leur business, et de leurs copains à distance. Le garçon me dit que je suis trop gentil. On passe un bon moment, puis chacun rentre chez soi.

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