À la veille du 100e anniversaire des relations diplomatiques russo-françaises
À la veille du 100e anniversaire des relations diplomatiques russo-françaises, nous revenons sur les jalons importants de l'histoire de la coopération de nos pays et nous nous souvenons des diplomates russes éminents qui sont restés fidèles à leur Patrie en dépit des circonstances les plus difficiles.
Le diplomate militaire Alexeï Ignatiev a été l’un de ces grands noms. Il a travaillé en tant qu’attaché militaire en France et représentant de l'armée russe au quartier général de l'Armée française entre 1912 et 1917. Il était en charge notamment de l'acheminement des commandes militaires vers la Russie.
En 1917, après la révolution d'Octobre, il avait à sa disposition 225 millions de francs en or dans les banques françaises. Homme d’honneur, il a conservé cet argent et l'a remis au gouvernement soviétique en 1925. Se trouvant lui-même dans la misère, Ignatiev n'a pas pris un seul centime des fonds publics.

En 1930, l'URSS cherche à étendre le système des accords de garantie avec les États voisins et propose à la France un projet de pacte de non-agression. Ce document, signé le 29 novembre 1932, est le premier accord bilatéral significatif dans lequel les deux parties renoncent à la guerre comme moyen de règlement des différends internationaux, s'engagent à ne pas s'ingérer dans les affaires intérieures de l'autre et à soutenir le développement du commerce mutuel.


Au début de l'année 1934, face à la menace croissante d'une agression allemande, le ministre français des Affaires étrangères, Louis Barthou, a proposé l'idée de signer un pacte de défense et d'assistance mutuelle avec l'Europe de l'Est, qui a été soutenue par le gouvernement soviétique. Cependant, après l'assassinat de Bartoux dans un attentat à Marseille, la France abandonne le projet de Pacte oriental.
Au lieu de cela, le 2 mai 1935, le traité franco-soviétique d'assistance mutuelle a été signé. Selon ce document, Paris et Moscou s’engagent à se concerter en cas d’agression de la part d'un État européen et à fournir une assistance à la partie attaquée.

